La députée travailliste de Belle-Rose / Quatre-Bornes et présidente de la commission pour la démocratisation de l’économie au sein du gouvernement s’est félicitée des mesures annoncées dans le Budget 2012 pour soutenir les petites et moyennes entreprises. « Il y a Rs 3 milliards d’opportunités à saisir pour les PME », a déclaré Nita Deerpalsing en se référant à l’enveloppe d’aide qui sera mise à la disposition des petits et moyens entrepreneurs pendant les trois prochaines années par le gouvernement et les banques commerciales.
Cette mesure en faveur des PME assortie de conditions d’emprunt à taux bonifié (300 points de base au-dessus du taux directeur) a été qualifiée d’inédite par la présidente de la commission pour la démocratisation de l’économie Nita Deerpalsing, qui a rappelé que les crédits pourraient être utilisés par les entreprises existantes aussi bien que nouvelles. La députée de la majorité a regretté que jusqu’ici les banques commerciales, qui sont partie prenante du projet, ne se soient pas manifestées. Elle considère que certaines institutions telles la State Bank of Mauritius Ltd et la Mauritius Post and Cooperative Bank, où l’État est actionnaire, auraient dû venir avec des propositions dans le cadre du projet en question.
Nita Deerpalsing a fait état d’une autre mesure qui, selon elle, va dans le sens de la démocratisation de l’économie. Elle concerne l’agro-industrie, plus spécifiquement le projet de création de fermes sur des surfaces limitées. Ce projet pourrait intéresser les femmes, a-t-elle indiqué et de plus il cadre avec le programme de sécurité alimentaire. La présidente de la commission pour la démocratisation de l’économie a trouvé que « c’est un budget d’égalité des chances » que le ministre des Finances Xavier-Luc Duval a présenté à la nation.
La députée de Belle-Rose / Quatre-Bornes a fait référence d’abord à la création de nouvelles crèches et à l’assistance financière (Rs 1 500 par mois) accordée aux familles démunies pour que les enfants de 3 ans puissent être admis dans ces crèches. « Il y a des femmes dont les enfants sont en bas âge et qui ne peuvent aller travailler en l’absence de possibilités et de moyens pour que ces derniers puissent aller dans des garderies. La mesure budgétaire va libérer ces femmes, les rendre financièrement indépendantes, tout en contribuant à l’augmentation de la capacité de production du pays », a déclaré Nita Deerpalsing.
La présidente de la commission pour la démocratisation de l’économie du Ptr trouve également que le Budget 2012 offre une égalité des chances aux jeunes qui ont terminé leurs études et qui sont à la recherche d’une expérience de travail, cela à travers le programme de placement temporaire dans les entreprises soutenu par une allocation financière.
Tout en notant que le leader de l’opposition n’a pas été si critique à l’égard du Budget 2012, Nita Deerpalsing a argué qu’il manque de visibilité quant à l’évolution future de l’économie mondiale, d’où la nécessité de faire montre de prudence au niveau de la politique budgétaire et des prévisions économiques. Dans les pays développés, a-t-elle fait remarquer, les prévisions de croissance sont revues à la baisse. « À Maurice, on prévoit un taux de 4 % en 2012. Je pense que c’est un taux plus que raisonnable », a indiqué la députée de Belle-Rose / Quatre Bornes, qui s’est référé aux événements de cette semaine sur la scène économique internationale avec les problèmes en Italie et ses répercussions sur la zone euro et les États-Unis. « Les marchés sont devenus très instables », a-t-elle souligné.
Par contre, le Grand argentier, a poursuivi Nita Deerpalsing, « a mis toutes les chances de notre côté » en présentant un budget qualifié de responsable. Pour la première fois depuis de nombreuses années, le budget courant dégagera un excédent, ce qui pour la députée travailliste est une démonstration que les finances sont bien gérées. Elle a constaté que le Budget 2012 met beaucoup d’accent sur la croissance inclusive. Outre les mesures favorables aux PME, le budget est en train de donner les moyens aux gens pour qu’ils soient mieux rémunérés.
Nita Deerpalsing n’a pas manqué d’attirer l’attention sur le fait que malgré la conjoncture économique internationale difficile, Maurice a pu se constituer des réserves en devises représentant 8,9 mois d’importation, un niveau nettement supérieur au minimum requis, soit 3 mois. La députée a par ailleurs été critique à l’égard du précédent ministre des Finances, observant que les investissements directs étrangers ont chuté de 69 % et de 46 % respectivement pour les premier et deuxième trimestres de 2011.
La députée de Belle-Rose / Quatre-Bornes a fait état des critiques que Pravind Jugnauth avait essuyées de l’opposition alors qu’il occupait le fauteuil de ministre des Finances. Nita Deerpalsing a conclu son intervention en faisant ressortir que le Budget 2012 vise à créer la croissance, une croissance inclusive et à donner plus de moyens et d’opportunités à la population.
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Kalyanee Juggoo plaide en faveur des éleveurs de porc
Dans son intervention parlementaire sur le Budget 2012, la secrétaire générale du Parti travailliste Kalyanee Juggoo a invité l’Assemblée à prendre en considération le sort des éleveurs de porc, dont nombre d’entre eux ont perdu leurs bêtes sans qu’ils en soient en cause. La députée intervenait précisément sur le rôle « capital » des micro, small & medium entrepreneurs dans le secteur économique du pays.
Selon Kalyanee Juggoo, les MSME (Micro, Small & Medium Entrepreneurs) « constituent le moyen par excellence pour d?mocratiser la richesse et l’employabilit? ». Les MSME, a-t-elle fait ressortir, aident par ailleurs à lutter contre la pauvreté et est un moyen « de montrer ? une personne comment p?cher au lieu de lui donner un poisson ». La secrétaire générale du Parti travailliste (Ptr) a loué les mesures budgétaires du ministre des Finances dans ce domaine, citant en passant « la meilleure accessibilit? aux emprunts bancaires – jusqu’? Rs 3 milliards en vue de les stimuler ».
S’agissant des éleveurs de porc qui, dit-elle, « font partie int?grale des MSME », elle a suggéré qu’ils – ceux ayant perdu leurs bêtes – reçoivent une aide en vue de redémarrer dans le secteur. Cela, en protégeant l’industrie locale, en les pourvoyant de « strating capitals et d’aide technique », en les soutenant au niveau des animal feeds et en les aidant à « market their products ».