Pendant un peu moins de deux heures, à la mi-journée, hier, le Premier ministre, Navin Ramgoolam, s’est entretenu avec la presse sur deux thèmes majeurs : la situation politique suite à la cassure de l’Alliance de l’Avenir depuis le week-end dernier et les répercussions de la crise économique internationale sur Maurice. Accusant le MSM de transfugisme (« crossing of the floor »), en pas moins de trois occasions en des termes des plus catégoriques, il a réitéré le défi aux parlementaires de cet ancien allié au sein du gouvernement de soumettre leur démission, et d’affronter l’électorat lors des partielles. Le tout enrobé d’une pique par rapport au sujet d’un éventuel soutien du MMM. Aux questions des journalistes, il a trouvé que dans la conjoncture, « bagasse pli bon ki MSM azordi ».
Pour le Premier ministre, la véritable et seule raison derrière la démission des ministres du MSM du gouvernement demeure qu’une des membres du « clan Jugnuath » avait été arrêtée et inculpée par l’Independent Commission Against Corruption (ICAC) dans l’affaire MedPoint. Il a affirmé qu’il restera intransigeant et qu’à aucun moment, il compte s’ingérer dans les affaires des institutions du pays et qu’il ne fallait pas compter sur lui pour intervenir auprès de l’ICAC lors l’arrestation de l’ancienne ministre de la Santé, Maya Hanoomanjee. Il devait également être encore plus cinglant quand il a laissé échappé que « si pe fer inculpation, bizin éna kitsoz… »