Tout comme P.Jugnauth, Xavier-Luc Duval aurait arrêté de se teindre les cheveux en vue de paraître plus sérieux et ‘bosseur’ dans la fonction de Ministre des Finances. Comme-ci ce poste-là ne donnait que des cheveux blancs ! Peut-être une nouvelle stratégie venant des conseillers en com.
Et pourtant, ce budget n’a rien de nouveau dans la politique économique du pays et ne renferme que des cadeaux au secteur privé local et étranger ainsi que quelques petits cadeaux aux simples Mauriciens qui les regretteront bientôt.  
Le désengagement de l’État aussi bien que le partenariat stratégique démontrent encore une fois que ce gouvernement n’a pas à coeur le bien-être des Mauriciens. Il ne faut pas s’étonner que Maurice figure parmi les premiers pays au monde où le climat des affaires est favorable. Entendez par là la facilité avec laquelle les multinationales peuvent s’emparer de nos services publics et autres patrimoines et en retirer des bénéfices énormes provenant d’un marché captif ; tous ces projets, bien sûr, avec l’aide de nouveaux ‘amis’ consultants singapouriens et de l’International Financing Corporation faisant partie de la Banque mondiale, cette institution là même qui, avec le FMI et l’OMC, vise à promouvoir directement le capitalisme financier et industriel mondial.
Autre preuve que le gouvernement est à la solde des étrangers : la possibilité pour ces derniers d’obtenir un permis de résidence si les salaires sont supérieurs à Rs 20,000 par mois. Encore des cadres mauriciens touchant plus de Rs 20,000 qui vont devoir faire de la place aux étrangers.
L’abolition de la Capital Gains Tax pour les promoteurs fonciers complète la politique de la destruction agricole et forestière en ouvrant notre petit pays aux rapaces internationaux (chinois, indiens, arabes, occidentaux entre autres) dans le domaine de l’immobilier même si Maurice termine loin derrière la Grèce, l’Espagne ou l’Irlande.
Les Rs 7,3 milliards au secteur privé sous le National Resilience (encore un terme savant popularisé par Sithanen) Fund ne sont qu’un prétexte pour accorder des prébendes au secteur privé qui, comme on l’a vu sous Sithanen et P. Jugnauth, ne s’en sert pas pour sauvegarder l’entreprise et encore moins l’emploi mais au contraire pour fermer l’entreprise – pour ne pas avoir à rembourser.
Air Mauritius devra aussi faire de la place à plus d’opérateurs étrangers soit en acceptant l’ouverture du ciel mauricien soit en ouvrant son capital aux compagnies étrangères.
Je n’ai cité que quelques-unes des mesures de XLD/NR qui m’ont frappé mais qui ne semblent émouvoir ni l’opposition (et pour cause) ni les autres ‘patriotes’ sauf certains syndicalistes que l’on accuse de vociférer la même rengaine. Que veut-on, si les gouvernements fredonnent aussi la même rengaine ?