Le directeur du département développement durable à la Banque mondiale a rencontré la presse ce matin à Port-Louis après une réunion avec des représentants du comité Maurice île Durable. « Certains projets du programme MID devraient aller vers la création d’emplois. La lutte contre la pauvreté doit continuer », a déclaré Jamal Saghir.
M. Saghir était accompagné d’autres représentants de la Banque mondiale (BM), responsables du dossier Maurice Ile Durable. Ils ont assisté à une présentation effectuée par le président exécutif du comité MID, Osman Mahomed, sur le projet et à ce qui a été mis en oeuvre jusqu’à présent. Une session de débats a suivi, avec quelques suggestions et questions-directives pour une mise en oeuvre efficace du programme du directeur Saghir au comité.
À l’issue de cette séance de travail, Jamal Saghir a tenu à souligner que la délégation est impressionnée par la commission. « Cela montre le travail abattu qui inclut une consultation avec toutes les communautés », a-t-il affirmé. Pour lui, c’est un aspect important du projet. Il a observé que de bonnes idées en ressortent et la prochaine étape consiste à voir « comment transformer cela en réalité avec des projets concrets au bénéfice de la population et du développement durable de l’île ».
« Il y a des projets intéressants d’un point de vue de l’énergie renouvelable et du traitement des déchets solides. Nous pensons que certains devraient surtout aller vers la création d’emploi. Que la lutte contre la pauvreté continue », a-t-il soutenu.
Il estime que Maurice est un exemple de ce qui a été fait en termes de croissance économique et à la Banque mondiale, poursuit-il, « nous apprenons que le développement économique et le travail de la commission vont dans cette direction. Nous félicitons les autorités pour le travail de réflexion et nous sommes prêts à apporter notre expertise pour la mise en oeuvre de certaines idées ».
Répondant aux questions de la presse, il a précisé que la Banque mondiale a un bureau à Maurice et qu’elle se tient à la disposition du gouvernement pour un suivi des dossiers notamment l’eau, l’énergie et le transport. « Nous sommes ici pour voir comment aider le gouvernement », a-t-il dit. Et d’ajouter : « Des demandes ont été faites pour l’eau et l’énergie. » Il a soutenu que d’autres sessions de travail sont prévues avec les autorités pour voir de plus près les dossiers prioritaires. M. Saghir a déclaré que le soutien dépendra de la demande du gouvernement. Il peut être financier ou correspondre à une assistance technique. Il indique que l’avantage comparatif de la Banque mondiale est son « transfert de connaissances ». Et de poursuivre que la BM travaille selon « une stratégie intérimaire dans le secteur d’intervention choisi ». Par ailleurs, il met en avant que le gouvernement va dans la bonne direction avec la réputation du pays concernant sa croissance économique et sa rigueur fiscale.