Alors que la MEXA célèbre actuellement le quarantième anniversaire de la présence de l’industrie du textile et de l’habillement à Maurice, sa directrice, Danielle Wong, souligne que ce secteur a entraîné une révolution sociale et économique à Maurice. « À l’époque les hommes percevaient une fois et demi le salaire des femmes, les industriels favorisaient donc la main-d’oeuvre féminine. Cela a donné aux femmes un pouvoir économique et nous avons ainsi assisté à une révolution sociale et économique énorme ». Pour elle, sans la main-d’oeuvre féminine, la zone franche manufacturière n’aurait sans doute pas existé. Danielle Wong souligne également que la roupie forte ne permet pas de générer suffisamment de profits pour réinvestir dans de nouvelles machines. « Or le non investissement dans les nouvelles machines veut dire la fermeture des entreprises », estime-t-elle.