Seul sur la scène du théâtre Serge Constantin, le danseur franco-congolais nous invite à un “voyage initiatique qui bouscule”, avec Buanattitude.
“Ma différence, je l’ai épousée pour le meilleur et pour le pire. Le pire, c’est quand on veut me faire croire que j’aurais mieux fait d’être comme tout le monde.” Avec son hip hop, son Bboying, il donne une leçon de vie et de courage. Congolais, exilé à Paris, éloigné de sa mère biologique, il avance en dansant. Tout en contant son parcours, son histoire, il “break”, il “bboy”… “Sur les bras, sur le coude, en ninety nine”, il boite, mais ne s’arrête pas. La poliomyélite ne va pas l’empêcher de vivre et surtout pas de danser. Alors, il danse de plus belle.
Courage.
Comme Marley, c’est un têtu qui ne veut pas que l’on dicte sa conduite, et qui ne baisse pas les bras devant des portes qui claquent dans sa tronche. C’est un Gong, comme Bob. Grâce à la danse, il a trouvé un exutoire, “la réalisation de moi-même”. De nature timide, il arrive à briser cette glace lorsqu’il monte sur scène. À survive en même temps. “Je me surpasse, pour être ce que je veux être.”
Voyage.
Membre de Wanted Posse, il signe ici sa première création en solo. “J’avais des choses à dire. Ma vision des choses à partager. Ce solo, c’est un voyage de mes origines à ma vie de Parisien. Je parle aussi de ma vision du monde, de mon vécu.” Avec ce projet, il avait pour objectif de retrouver ses bases.
Congo.
Buanattitude a été présentée dans plus de 30 manifestations en France, notamment à La Cigale, au Parc de la Villette, ainsi qu’en Afrique, notamment au Congo. “Cela a été un moment fort de présenter cette création dans mon pays natal, que j’ai quitté à l’âge de 2 ans. C’était l’enfant du pays qui revenait pour raconter son voyage.”
Lui, c’est Junior Bosila. Un citoyen du monde qui danse…