L’émission La Nouvelle Star a été un beau tremplin pour le chanteur mauricien qui, depuis, évolue à Paris. Avec la sortie de son single Je cours, Dave Dario est revenu dans l’actualité musicale, et la critique semble sous le charme. Ayant signé chez le label Polydor, il sortira son album dans quelques semaines. Juste après l’interview qu’il nous a accordée au téléphone de Paris, il devait rejoindre le studio pour poursuivre le travail commencé auprès de musiciens de renom. Récemment, il a fait la première partie du concert de Maurane. Cette semaine, il chantera au Casino de Paris. Dave est une nouvelle star.
Votre single Je cours est le prélude à un album annoncé pour la fin de l’année. Pensez-vous que vous serez au rendez-vous ?
Je cours est sorti en septembre sur Itunes. Le lancement se fait de manière progressive. Entre-temps, les choses vont crescendo, avec des interviews, des passages à la radio, etc. L’album a été annoncé pour fin 2011/début 2012, et je serai au rendez-vous. Nous travaillons dans ce sens. Juste après cette interview, je rentre en studio pour continuer le travail.
Dans quel esprit cet album, annoncé comme folk-pop, a-t-il été réalisé ?
Ce sera effectivement un album folk-pop avec des instruments atypiques : accordéon, banjo, pedal steel (un genre de guitare allongée qui amène une sonorité ensoleillée). J’espère faire revivre ses instruments et je veux aider à faire évoluer la pop en général. Cet album est réalisé dans un esprit destiné à inspirer ceux qui écouteront l’album et les amener à réfléchir sur des choses auxquelles ils ne pensent pas souvent. Chacune de mes chansons renferme un message destiné à apporter la joie, avec des sentiments profonds.
Qui sont ceux qui vous accompagnent dans ce projet ?
Je suis entouré par une équipe de plusieurs musiciens qui ont déjà une grande expérience. L’un d’eux a travaillé avec Florent Pagny et Patrick Fiori. Le batteur, Jean Philippe Fanfant, est celui de Christophe Maé. Il a un groove incroyable, c’est le “Rolls Royce” des batteurs du moment (rires). Chacun a déjà de solides expériences…
Les choses se passent-elles de manière très professionnelle pour vous en ce moment ?
Oui, je suis accompagné de personnes avec qui je m’entends très bien musicalement. Chacun a été approché en fonction de la contribution qu’il peut apporter à l’album au niveau du groove, de la sonorité. Ils sont précis dans leur jeu et apportent une autre oreille au projet.
Comment un “petit Mauricien”, débarqué à Paris il n’y a pas longtemps, a-t-il pu convaincre ces professionnels de le suivre dans son projet ?
En réalité, je n’y ai pas pensé de cette manière. Je suis venu avec un esprit ouvert et j’ai entrepris mes démarches. J’ai frappé à beaucoup de portes. J’ai eu droit à beaucoup de refus. Mais je ne me suis pas découragé et j’ai continué à foncer. Je n’ai pas laissé passer ma chance lorsqu’elle s’est présentée. Des portes se sont ouvertes.
Mais c’est vrai qu’en tant que Mauricien, les choses ont été un peu difficiles au départ à cause des différences culturelles, des différences dans la manière de vivre, et même dans la température. Mais aussitôt que l’on rentre dans le moule parisien, on finit par s’habituer et à s’adapter. C’est une faculté innée qu’ont les Mauriciens.
Avez-vous pensé utiliser vos influences musicales mauriciennes dans votre travail à Paris ?
C’est évident. Et je pense que cette influence finit par s’entendre dans mon travail. C’est ce qui fait l’originalité de mon album. Mes influences musicales de Maurice m’ont appris à mixer les choses en harmonie.
En attendant l’album, comment poursuivez-vous la promo du single ?
En deux occasions déjà, j’ai fait la première partie du concert de Maurane. C’était énorme ! Maurane est une chanteuse exceptionnelle. La semaine prochaine, je serai au Casino de Paris, du 1er au 4 décembre, en première partie d’Isabelle Boulay. D’autres premières parties sont à prévoir. Mais on veut vraiment attendre la sortie de l’album pour commencer la campagne de promotion.
Pensiez-vous qu’il y aurait une vie après La Nouvelle Star ?
De toute manière, j’étais venu à Paris pour cela. Cela ne pouvait en être autrement pour moi. La Nouvelle Star a été une étape dans mon cheminement. J’avais déjà un passé de dix ans dans la musique comme auteur-compositeur-interprète. Il m’était nécessaire de toucher un maximum de personnes. D’où ma participation à X Factor et La Nouvelle Star.
Comment vivez-vous ce qui vous arrive en ce moment ?
Je vis tout cela au jour le jour. À chaque fois, ce sont de nouvelles choses qui se présentent. La dernière fois, par exemple, mon label m’a appelé pour me demander si je voulais partager la scène avec Christophe Maé, Mickael Miro et d’autres artistes qui participaient à un concert de solidarité. J’y suis allé tout de suite et j’ai rencontré ces deux grands artistes, parmi d’autres. Il n’était pas question de réfléchir trop longtemps à la proposition. J’ai appris à saisir ma chance et à ne jamais y aller avec un esprit négatif.
Les médias parlent beaucoup de vous ces derniers temps. Comment gérez-vous votre vie privée dans tout cela ?
Il est primordial de garder des aspects de sa vie privée pour soi. C’est ce qui permet de garder les pieds sur terre dans ce monde un peu fou.
Que souhaitez-vous dire à vos fans mauriciens en conclusion ?
Je suis super-content de savoir que vous me suivez toujours. Sachez que je m’occupe personnellement de ma page Facebook – Dave Dario – et que c’est moi qui réponds à ceux qui communiquent avec moi. Je vous dis un grand merci. J’ai hâte de revenir à Maurice pour d’autres concerts. Vous me manquez. Maurice me manque terriblement. À bientôt. Ce qui se passe en ce moment n’est que le début…