C’est sous le titre Sugarcane Shadows que le premier long métrage du réalisateur mauricien David Constantin est actuellement sa tournée aux États-Unis. Après deux projections au Seattle International Film Festival (SIFF) la semaine dernière, Lonbraz Kann continue sa virée aux States, plus précisément à Los Angeles et à Charlotte. C’est avec une grande fierté et beaucoup d’émotion que David Constantin vit cette première expérience. Il retournera à Maurice avec plein d’idées de projets dans sa valise, confie-t-il.
C’est dans les salles obscures des États-Unis que le réalisateur mauricien David Constantin a transporté son premier long métrage sorti cette année à Maurice. Les 25 et 27 mai, le film a été présenté au Seattle International Film Festival (SIFF) sous le titre Sugarcane Shadows. Le long métrage a été projeté devant une salle remplie d’environ 200 personnes.
Pour David Constantin, qui a fait le déplacement aux States, il s’agit là d’une première américaine, qui l’a énormément touché. “Le fait d’avoir entendu pour la première fois parler kreol dans une salle de cinéma aux États-Unis m’a procuré une certaine émotion”, a-il déclaré à Scope, dans une interview réalisée de Seattle. C’est avec la même émotion qui l’animait lors des projections que le Mauricien revient sur ces moments. De cette expérience à Seattle, David Constantin retient une salle remplie, prête à assister à la diffusion d’un film venu de l’autre bout du monde. Dans des festivals, pour ce genre de film, dit-il, on est le plus souvent habitué à des salles avec 30 personnes qu’à des salles de 200 spectateurs. “Les personnes présentes étaient curieuses de découvrir un premier film d’un coin du monde géographiquement très éloigné d’elles.”