David Gaiqui n’a pas fini de défrayer la chronique. Dans une mise en demeure servie hier, lundi 19 février, il réclame Rs 50 millions de dommages à la police et à l’État, pour le traitement « inhumain et dégradant » qu’il dit avoir subi ainsi que pour revendiquer ses droits.

Une photo de cet habitant de Pailles, nu, pieds et mains enchaînés et menottés à une chaise, s’était retrouvée sur Facebook, prise et publiée par son avocat, Anoup Goodary, alors qu’il était à ce moment, interrogé dans les locaux de la CID de Curepipe. .

Gaiqui, suspecté d’être impliqué dans des affaires de vols, avait vu toutes les charges provisoires retenues contre lui rayées sur avis du DPP le 5 février dernier. Une mise en demeure rédigée par l’avoué Me Luvirajen Mootoosamy fait état de son arrestation jugée arbitraire selon lui, d’une détention qu’il qualifie d’injuste et illégale, de torture répétée et d’agression dans les locaux du Bureau de la Curepipe CID qu’il dit avoir subi. Il avance aussi avoir été déshabillé et enchainé comme un animal, par lequel il dit avoir été injustement privé de ses droits fondamentaux, droit à la liberté personnelle et à la protection contre les traitements inhumains et dégradants entres autres. De ce fait, il réclame des dédommagements de Rs 50 millions à l’État et à la police pour le préjudice moral subi.