Médecin et docteur ès sciences, il s’était fait connaître du grand public grâce à ses livres : énormes succès de librairie, Guérir (2003) et Anticancer (2007), vendus à plusieurs millions d’exemplaires et traduits en quarante langues. Le neuropsychiatre David Servan-Schreiber, qui luttait contre une grave rechute d’un cancer apparu en 1992, s’est éteint dimanche 24 juillet au soir à 50 ans. Né le 21 avril 1961 à Neuilly, il entre à la faculté de médecine Necker-Enfants malades en 1978, et achève ses études à l’université Laval, au Québec, en 1984. En 1985, il est chercheur à Pittsburgh et crée, en 1988, un laboratoire de neurosciences cognitives cliniques, qu’il codirigera jusqu’en 1997. En 1991, il part au Kurdistan avec Médecins sans frontières, avant de participer à des missions au Guatemala, en Inde, au Tadjikistan et au Kosovo. Professeur assistant de psychiatrie à la faculté de médecine de Pittsburgh en 1993, il y crée en 1998 un centre de médecine complémentaire. Il recevra en 2002 le prix du meilleur psychiatre de Pennsylvanie. Dans un livre court, une centaine de pages, et très personnel, « On peut se dire au-revoir plusieurs fois » (Ed. Robert Laffont, juin 2011), David Servan-Schreiber fait le bilan de son long combat contre le cancer, plusieurs fois victorieux et semé de rechutes. Il parle de la douleur, de la peur et du courage face au mal, mais aussi de l’espoir, de la force de vivre, et de ses rêves d’avenir. Un beau livre par la simplicité du discours.