Enseignant retraité il y a dix ans, Dawood Auleear ne se désengagera jamais de sa vocation. Membre actif de plusieurs associations, cet habitant de Vale est bien placé pour apporter un éclairage sur la vie ici et la vie là-bas. Le monde rural que l’on peine parfois à connaître ou à reconnaître…
À chaque époque, sa particularité. À écouter Dawood Auleear, habitant Vale « depuis la naissance », l’on serait tenté de dire que l’on tend aujourd’hui à l’extinction culturelle plutôt qu’à l’exception. La règle, selon le sexagénaire, est un « cynisme destructeur ». Ce pédagogue, chercheur, enseignant du secondaire à la retraite et passionné du monde rural et du bhojpuri, raconte son île Maurice. Une île qui, semble-t-il, ne cadre pas avec le « Mauritius, c’est un plaisir » placardé dans les aéroports et resservi sans cesse dans les foires internationales.
Mais à ne pas s’y méprendre ! Le constat de Dawood Auleear n’est pas polémique. Avec le « monsieur », on fait dans l’indicatif. Son débit rappelle peut-être Marcel Cabon dans sa description de Vallée-des-Prêtres dans Namasté. Dawood Auleear mêle stoïcisme à nostalgie légère, rien de borné, de récusable. Juste un constat, une mise au point. Tout simplement.