Donald Trump n'est pas très populaire en Europe, y compris en Grande Bretagne.

Le président américain devait se rendre à Londres dans le cadre de l’inauguration d’une nouvelle ambassade. Donald Trump a toutefois annulé sa visite, craignant de recevoir un mauvais accueil.

Le président Donald Trump a annoncé vendredi qu’il annulait sa visite à Londres destinée à inaugurer la nouvelle ambassade des Etats-Unis, où il risquait d’être accueilli par des manifestations hostiles. « La raison pour laquelle j’annule mon voyage à Londres est que je ne suis pas un grand fan de l’administration Obama qui a vendu l’ambassade la mieux située et la plus agréable à Londres pour des “cacahuètes”, afin d’en construire une autre bien plus éloignée pour 1,2 milliard de dollars », a écrit M. Trump dans un tweet nocturne.

Les États-Unis avaient en fait annoncé leur intention de déménager leur ambassade, du quartier chic et central de Mayfair sur un nouveau site dans le sud-ouest de Londres, en octobre 2008 lorsque George W. Bush était à la Maison Blanche et non sous Barack Obama. Les médias britanniques spéculaient depuis des semaines sur la date d’une visite de M. Trump pour inaugurer le bâtiment flambant neuf en forme de cube conçu par le cabinet d’architectes américain KieranTimberlake et situé au bord de la Tamise. Il ouvrira au public le 16 janvier mais son inauguration officielle n’était pas prévue avant fin février.

Le mois dernier, l’ambassadeur Woody Johnson s’était dit impatient d’accueillir son président. Mais la venue de Donald Trump était susceptible de provoquer une série de manifestations dans la capitale britannique, dans un contexte de tensions entre les deux alliés historiques. « Il semble que le président Trump ait compris le message envoyé par de nombreux Londoniens qui aiment et admirent l’Amérique et les Américains mais trouvent que ses politiques et ses actions sont à l’opposé total des valeurs d’inclusion, de diversité et de tolérance de notre ville », a commenté le maire travailliste de Londres, Sadiq Khan, dans un communiqué.

Partenaires forts

« Sa visite le mois prochain aurait sans aucun doute suscité des manifestations pacifiques de masse », a ajouté l’édile, qui s’était écharpé sur Twitter avec le président américain, qui l’a accusé de prendre le terrorisme à la légère. « Beaucoup d’entre nous, Londoniens, sommes ravis que Trump n’amène pas ses opinions racistes et misogynes néfastes ici en inaugurant la nouvelle ambassade américaine », a renchéri sur Twitter un député travailliste, Steve Reed.