« Childish debate ». Le qualificatif choisi par la Speaker de l’Assemblée nationale, Maya Hanoomanjee, résume les débats parlementaires suivant la Private Notice Question de ce mardi.

Laquelle était axée sur l’éventuel « removal » du ministre de la Bonne gouvernance, Sudhir Sesungkur, suivant les multiples dépositions enregistrées contre lui pour des allégations diverses, qui vont de l’agression physique à l’harcèlement sexuel.

Piques.

Après avoir traité le leader de l’opposition de « liar », le ministre mentor Anerood Jugnauth n’a eu d’autre choix que de se rétracter. Cela à la demande de la Speaker qui, à ce stade des débats, s’évertuait à calmer les deux côtés de la chambre.

Le ministre mentor a obéi, non sans avoir au préalable lancé un « shut up your bloody mouth ! » à l’égard de ce même Xavier-Luc Duval. Ce dernier a lui aussi dû rétracter ses propos, ayant à son tour taxé le ministre mentor de « menteur ».

Les invectives ont plu de part et d’autre de la chambre, perdues entre les « riye kouma gopia » du Premier ministre et les « ferm to labous » de Rajesh Bhagwan.

Still in place.

L’information à retenir dans ce méli-mélo : le ministre de la Bonne gouvernance reste en poste.

Le Premier ministre a maintes fois insisté que les diverses enquêtes sur Sudhir Sesungkur « sont en cours ». Et qu’à ce stade, le ministre ne fait face qu’à des allégations.

Shakeel Mohamed a, néanmoins, pointé du doigt la politique de deux poids deux mesures pratiquées par le gouvernement.

Car, comme l’a relevé le député, des allégations pèsent également sur Roubina Jadoo-Jaunbocus, Raj Dayal ou encore Showkutally Soodhun, qui ont, eux, démissionné de leur poste de ministre.

Pour se défendre, le Premier ministre a expliqué que ces ministres avaient décidé de démissionner de leur propre chef.