Le député mauve Raffick Sorefan a décidé d’exercer son droit au silence par rapport au vote sur les amendements apportés à la Criminal Code Act pour permettre l’avortement dans des cas spécifiques. C’est ce qu’il a affirmé hier lors des débats au parlement.
Le parlementaire a précisé qu’il ne s’abstenait pas mais que le silence sera plus éloquent car il se prononce en faveur de la section A et C et contre la B et la D. Raffick Sorefan invoque comme raison le fait de devoir voter pour les quatre in toto. Il affirme ne pouvoir voter pour ou contre ses propres convictions. « Is it possible for the house to move when voting at committee stage item by item ? » demande-t-il.
Raffick Sorefan approuve que la mère doit être sauvée et rappelle que c’est ce que dit l’Islam. Concernant la section B, le parlementaire estime que c’est une porte ouverte sur une éventuelle autorisation de l’avortement dans tous les cas. Selon lui, les raisons qui sont attachées à cette section provoqueront des abus comme en Angleterre. Il faudrait préciser la définition de « physical and mental » dans le texte de loi, ajoute-t-il.
S’agissant de la Clause C, le parlementaire trouve subjectif de dire que « continued pregnancy will result in a severe malformation ». Ce qui lui pose un plus gros problème, c’est de parler de viol car il est difficile d’établir si c’est le cas précise-t-il. Selon lui, de nombreuses femmes sont dans une « abusive relationship ».
« Abortion should provide a way of side-stepping other real issues that should be addressed », explique Raffick Sorefan. L’intervenant affirme que seul un pour-cent des femmes violées tombent enceinte. Pour lui, le traumatisme n’est pas le fait d’être enceinte mais d’avoir été violée. Il estime que la femme ou jeune fille violée doit obligatoirement rapporter le cas à la police. Il souhaite ainsi la création d’une unité spéciale et que ces cas demeurent confidentiels pour protéger la victime et sa famille.
Selon le parlementaire, les auteurs de viol doivent être sévèrement punis. Raffick Sorefan estime que ceux qui pratiqueront l’avortement devront être formés au moins trois ans après leur spécialisation. Il demande que le ministère concerné vienne de l’avant avec une liste d’hopitaux qui seront autorisés à pratiquer l’avortement. Malgré tout, il pense que l’avortement clandestin se poursuivra. Il approuve la composition du panel sur lequel devra siéger trois spécialistes et note l’importance d’instituer un système rapide pour que la femme qui subira l’IVG ne soit pas encore plus stressée.