La députée du MSM Leela Devi Dookun-Luchoomun a, lors de son intervention sur les débats budgétaires, souligné que chaque année, l’exercice du budget suscite un certain nombre d’appréhensions, d’espoirs et d’espérances au sein de la population. « Les Mauriciens semblent toutefois avoir perdu tout espoir, de même que toute aspiration, car année après année, il y a un recul constant de leur état socio-économique », a-t-elle déclaré.
Pour la députée du MSM, la première question qui vient à l’esprit des citoyens est : « La prospérité, pour qui ? » Leela Devi Dookun-Luchoomun a soutenu que la population fait face à d’énormes difficultés et passe par des moments extrêmement pénibles. « La crise économique n’arrange pas les choses pour la population. Ce n’est pas une vague de prospérité qu’elle expérimente depuis 2005 », a-t-elle estimé. Et d’ajouter : « La population sait très bien qui jouit des gains de la première vague de prospérité et qui sont en train de se frotter les mains en attendant la prochaine récolte. »
La députée est d’avis que seul un petit clan proche du Parti travailliste bénéficie de tous les avantages, en citant les projets de Betamax, Beta Oil et Sarako. D’autre part, a-t-elle souligné, depuis 2005, la pauvreté, de même que la pauvreté absolue, n’ont cessé d’augmenter dans le pays. « Il est choquant de constater que malgré les milliards de roupies dépensées dans des programmes d’allègement de la pauvreté depuis 2005, le ministre de l’Intégration sociale ne peut informer la Chambre combien des 6 200 familles vivant dans la pauvreté absolue en 2006 s’en sont sorties en 2013 », a-t-elle lancé.
S’agissant de la proposition du 9-year Schooling annoncé dans le budget, Leela Devi Dookun-Luchoomun a trouvé que c’est une proposition valide et « school-friendly » qui doit, cependant, être discutée. « Maintenant, il faut travailler ce projet pour le faire devenir une réalité », a-t-elle déclaré. Cependant, a-t-elle estimé, le ministre de l’Éducation est « disowning this project » car il n’a aucune intention de l’implémenter.