Le ministère des Administrations régionales est plus centralisateur que jamais, a déclaré le député du MMM Deven Nagalingum. Les fonds, observe-t-il, sont dépensés à la discrétion du ministre et du ministère des Administrations régionales. De plus, les autorités locales ne peuvent mettre un terme aux baux de ceux qui ne payent pas la location de leurs étaux dans n’importe quel marché ou foire sans consulter le ministre.
« Nous avons appris que la mise en oeuvre du projet d’informatisation de la livraison de permis de construction et de l’utilisation des terres passera par un central e-monitoring system qui sera installé au niveau du ministère des Administrations locales “to track applications for Building and Land Use Permits, whether they relate to municipalities or district councils”. Pourquoi un tel système doit être installé au niveau du ministère ? Il aurait pu être installé dans chaque autorité locale », a observé Deven Nagalingum lors des débats budgétaires hier.
La tendance à travers le monde s’oriente vers l’autonomie, dit le député du MMM. « Nos autorités locales ont besoin d’espace pour respirer. Le ministère s’ingère trop dans la gestion quotidienne des administrations locales, au détriment de celles-ci ».
Le député s’est dit sceptique quant à la possibilité que les demandes pour les permis de construction ou d’utilisation des terres faites par voie informatique soient réglées en 14 jours. « Nous savons que ces permis ne sont octroyés après avoir obtenu l’autorisation du CEB, de la CWA, des services des pompes etc. Le budget prévoit que ces permis seront livrés en une semaine. Though, I find it very difficult on the practical aspect, I would like to know what about the requirement of public notification prior to the issuance of a permit ? Has this aspect been taken into consideration ? The idea of issuing permits within short delays is very commendable in itself. But it is the implementation aspect which is of utmost importance and this is where “le bât blesse” as far as this measure is concerned », dit le député mauve.
Concernant le football, Deven Nagalingum estime que la décision de retourner aux anciennes équipes de football a été mal conçue. Il est revenu sur le climat de terreur créé à Curepipe en particulier autour du Stade George V et sur les circonstances dans lesquelles l’Amicale a été incendié. Pour lui, les objectifs recherchés, à savoir attirer des foules enthousiastes, peuvent être atteints à travers la régionalisation.
« Had the Government gave the Municipal and District Councils enough financial resources to cater for the needs of the Regionalization project, things would have been different. The achievement of USBBRH is just but one example. But the fact remains that no special effort has been deployed in this respect », dit-il.
Deven Nagalingum a rappelé qu’avant 2000, le football avait été banni et que c’est le MSM/MMM qui l’a remis sur les rails à travers la régionalisation. Pour lui, que le ministre des Sport soit d’accord ou pas, « la décision de retourner à l’ancienne formule est une tentative de faire revivre le communalisme ».
M. Nagalingum a invité le gouvernement à revoir sa formule et à présenter une formule plus adaptée après consultation avec les parties prenantes et d’autres personnes intéressées. « No stone should be left unturned when it comes to preserving social peace in our country », soutient le député.