Le ministre de la Bonne gouvernance et des Services financiers, Roshi Bhadain, a lors des débats sur le Budget, aujourd’hui, qualifié l’exercice pour l’année 2016-2017 de « rupture ». « The chains of mediocrity have been broken », devait-il soutenir en conclusion à son intervention. Auparavant, en réplique à ses détracteurs concernant le projet de Heritage City, dont le député mauve Reza Uteem, intervenant juste avant lui, il devait insister : « Le projet va de l’avant ! » S’agissant du Budget, soutient-il, « si l’on n’était pas confronté à la crise financière, on aurait pu faire mieux ».
Pour Roshi Bhadain, depuis le dernier exercice budgétaire, « il y a eu une confiance renouvelée. Le feel-good factor est de retour. Nous pouvons surmonter n’importe quelle situation ». Il devait féliciter le ministre des Finances pour « sa remarquable présentation ». Ce budget, dit-il, apporte une résilience à notre économie. Le ministre devait parler de « mesures sans précédent pour alléger la pauvreté ». Et de citer Business Mauritius qui « a aussi loué l’exercice ». Selon lui, le secteur privé a été unanime à voir des éléments positifs dans le Budget sans compter que les firmes de comptables comme Deloitte, KPMG, Ernst & Young « ont été très positifs ». Pour Roshi Bhadain, « si l’on n’était pas confronté à une telle crise financière, on aurait pu faire encore mieux ». Il devait rappeler les efforts consentis en faveur des victimes de la BAI. « Ce Budget vient améliorer l’agilité du gouvernement ».
Le ministre devait intervenir en trois volets : d’abord pourquoi ce Budget apportera un boost à l’économie, ensuite l’allégement de la pauvreté et enfin les mesures spécifiques à son ministère. Selon lui, il ne fait aucun doute que les mesures annoncées pour placer des personnes dans des emplois viendront booster la consommation, ce qui en retour contribuera à la croissance de l’économie. « Cela boostera la croissance économique à 4,6 % pour l’année fiscale 2016-2017 ». Si les détracteurs ont critiqué le Budget de Pravind Jugnauth, Roshi Bhadain devait interroger : « Qu’en est-il de toutes les mesures pour booster les PME, le secteur manufacturier, la construction ? Il n’y a pas plus sourds que ceux qui ne veulent rien entendre. »
Au chapitre de l’allégement de la pauvreté, il devait rappeler le petit pourcentage de la population concerné est confronté à un désavantage à vie, « avec une pauvreté en termes d’aspirations, de perspectives et d’évolution ».
Sur le chapitre de l’allégement de la pauvreté, il devait rappeler que le petit pourcentage de la population concerné est confronté à un désavantage à vie « avec une pauvreté en termes d’aspirations, de perspectives et d’évolution ». Mais le Budget, « loin d’être confiné aux “ti dimoune”, comprend aussi de fortes mesures pour la relance de l’économie ». Faisant allusion à l’intervention de Reza Uteem, il devait lancer, cyniquement : « Si on pense que le gouvernement, à son arrivée, n’a qu’à presser sur un bouton “on/off” s’agissant de la situation économique, des investissements et des dettes… » Poursuivant sur le même ton, Roshi Bhadain devait ironiser sur le projet de métro léger de l’opposition. « Rs 24 milliards devaient être injectées dans ce projet, qui est plutôt un “métro lourd”, sachant tout le temps investi dans ce projet. Notre projet “Métro Express” est bien moins coûteux ! »
Donnant la réplique à Reza Uteem qui, dans son discours, critiquait la nécessité d’un tel projet, et ses autres détracteurs, le ministre devait ajouter : « Il n’était pas le seul à se montrer sceptique. Mais le projet va de l’avant. Rs 2,7 milliards ont déjà été allouées dans la phase 1 et le site privé qui comprendra des résidences et des commerces sera entrepris par des partenaires du privé. » Il devait par ailleurs reprendre le député Reza Uteem s’agissant du DTAA en disant que, depuis des années, « nous avons été confrontés à des difficultés » au niveau international. « Les Ong ont protesté contre Maurice. » Et faisant allusion à l’opposition, il devait dire : « Ils savaient que l’ancien système ternissait notre image, mais ils se faisaient de l’argent. Cet argent ne créait pas de l’emploi, mais portait atteinte à notre image. » Pour lui, « it is the big picture that we have to se and not go into details in a dramatic way and select figures ». Concluant, il devait assurer que son ministère accordera « plein soutien » à ce Budget « ambitieux » et que « ce Budget a jeté les bases pour vivre et faire le business à Maurice ».