Le député du MMM Zouberr Joomaye a lancé un appel au ministre de la Santé, Anil Gayan, pour faire « un effort spécial » concernant le redéploiement du personnel de la Natresa à la suite de sa fermeture. C’était hier durant son intervention lors des débats parlementaires sur la fermeture de cet organisme et la création d’une « harm reduction Unit » au sein du ministère de tutelle.
« I wish to appeal to the honourable minister to make a special effort and do his best to give satisfaction to the former employees of Natresa as far as their redeployment is concerned », a déclaré le député Joomaye. Hier lors des débats parlementaires, il a également recommandé qu’Anil Gayan porte une attention spéciale à la nouvelle « harm reduction Unit », qui verra le jour au sein de son ministère, afin qu’elle soit « pleinement opérationnelle » et effectue « un meilleur travail que la Natresa ».
Tout en soulignant que « la Natresa n’était pas parfaite », Zouberr Joomaye soutient que l’organisme a un track record concernant les programmes de sensibilisation à l’intention des élèves et du public. Le député estime que « sa fermeture n’est pas la solution » et observe que depuis décembre 2014, la Natresa a été condamnée à une mort lente « as all the technical key posts have been deliberately kept vacant in order to make it unoperational ». Pour lui, il aurait fallu « revoir sa stratégie » à plus forte raison que la société a connu des changements avec de nouvelles drogues sur le marché, des tactiques différentes adoptées par les trafiquants et un changement dans le comportement des toxicomanes. « We agree that the agency needs to be restructured and strategies reengineered », souligne-t-il. Avant de soutenir que « les conclusions de la commission sur la drogue présidée par le juge Paul Lam Shang Leen sont attendues ».
Le député soutient que les décisions prises par le gouvernement depuis son arrivée au pouvoir dans le cadre de la lutte contre la toxicomanie sont totalement « irréfléchies et sont prises à la légère, sans tenir en compte des risques ainsi que des conséquences, sur les dangers que représente la prolifération de la drogue sur la santé publique et la criminalité ».