Un forum régional pour la police et les procureurs sur l’éducation à la criminalité environnementale en Afrique s’est tenu récemment en Ouganda. Le thème du forum était “Greening police and prosecutor education programmes in Africa”. M. Goburdhun, de la police, et Me Roshan Varma Santokee, Acting Principal State Counsel, ont ainsi assisté à cette rencontre organisée par le Programme des Nations Unies pour l’Environnement en collaboration avec l’Association des procureurs africains et le Bureau du procureur général de l’Ouganda.

« Les crimes environnementaux exigent l’attention urgente de toutes les parties prenantes sur le continent africain. Il est urgent d’agir à la fois individuellement et collectivement pour sauvegarder la foresterie, la faune, les ressources en eau et la pêche. C’est un fait que beaucoup de revenus et d’autres pertes financières résultent de la dégradation de l’environnement, de la pollution, des activités illégales et du commerce », souligne Me Santokee. En ce qui concerne Maurice, dit-il, « nous ne rencontrons pas les mêmes problèmes que ceux du continent africain ». Et de citer en exemple le braconnage, « qui est l’un des plus grands dilemmes en Afrique », et qui est une infraction relativement peu connue localement. Cependant, étant donné notre emplacement, Maurice pourrait bien être un transit pour le transport de marchandises illégales.

Il a été noté que les connaissances et les compétences sont insuffisantes dans l’administration de la justice pénale environnementale, ce qui entraîne une application insuffisante des lois. Lors du forum régional, les délégués ont donc eu l’occasion de discuter et de débattre de la portée et de l’impact des crimes environnementaux en Afrique. Les participants ont montré leur ferme intention d’élaborer un plan d’action afin d’intégrer l’éducation sur les crimes environnementaux à la police.