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  • Des travaux débutent pour reloger les marchands de Decaen

Les travailleurs du transport en commun exerçant à la Gare du Nord sont sortis de leurs réserves ce matin. Les travaux d’infrastructures en vue de reloger les marchands ambulants de la rue Decaen ont débuté mardi et les compagnies d’autobus déplorent de ne pas en avoir été informés, utilisant en effet cet endroit pour stationner leurs bus. Les employés du secteur avancent que les travaux ont provoqué « un véritable cafouillage » ce matin en raison des déviations.

« Hier, nous avons eu la grande surprise de voir des gens s’approprier la Place de l’Immigration et commencer à fouiller. Sur notre insistance, ils nous ont informés que des travaux de construction sont entamés en vue de reloger les marchands ambulants de la rue Decaen. Ce n’est pas une façon de faire », lance un travailleur d’autobus. Une colère qu’il explique par le fait que le site où les marchands ambulants de Decaen seront relogés sert déjà à stationner leurs bus. En outre, c’est aussi à cet endroit qu’ils s’asseyaient à l’heure du déjeuner. Sans compter la cabine d’un des chefs de gare, qui s’y trouve également. « La cabine du chef de gare a été enlevée et nous n’avons rien pu faire. Désormais, nous ne savons plus où stationner les bus. Les travaux se faisaient à proximité du kovil, qui s’y trouve également. Mais les dirigeants du temple ont fait appel au ministre Yogida Sawminaden, qui est intervenu. Les ouvriers ont alors stoppé les travaux près du kovil. Mais qui interviendra en notre faveur ? » avancent les employés de bus.

Ces derniers soutiennent que des travailleurs s’étaient « déjà emparé d’une partie de la Place de l’Immigration », déplorant que « d’autres marchands vont aujourd’hui prendre le reste ». Ils se demandent également à quel endroit les marchands ambulants gareront leurs véhicules. « Il ne nous reste qu’un petit coin, où nous ne pouvons stationner qu’une quinzaine de bus, et ce pour tous les opérateurs d’autobus. Et nous craignons qu’il nous soit également enlevé pour être donné aux marchands ambulants, afin qu’ils puissent garer leurs véhicules », disent-ils.

Par ailleurs, les employés d’autobus déplorent que des panneaux de déviation aient été installés sans en informer les parties concernées, dont les compagnies et travailleurs d’autobus. « Cela a créé une confusion et un véritable cafouillage ce matin. Avant, cela ne nous prenait que trois à quatre minutes pour sortir de cet endroit. Aujourd’hui, nous en avons pris 20 à 25. Nous ne savons plus quoi faire et à quelle porte frapper. Nous attendons que nos compagnies réagissent et réclament des explications. De notre côté, nous ne comptons pas rester les bras croisés, car nous n’accepterons pas d’être pénalisés », affirment des travailleurs.