Depuis le 1er janvier, le monde vit à l’heure de la Décennie internationale des peuples d’ascendance africaine, décrétée par l’ONU. Le thème choisi comporte trois axes sur lesquels les États-membres doivent se pencher durant cette décennie : Personnes d’ascendance africaine – considération, justice et développement. Plusieurs activités sont prévues dans le cadre de ces dix ans destinés à combattre les injustices qui persistent envers les descendants d’Africains.
Cette décennie sera l’occasion pour le Centre Nelson Mandela (CNM) de concentrer ses efforts pour la reconnaissance de la population d’origine africaine, la valorisation de son identité et pour que cessent les discriminations à l’égard de ses membres. Des activités pour “faire en sorte que cette frange de la population mauricienne ne soit plus marginalisée”, souligne le père Filip Fanchette, le président du CNM. Il se réfère au bulletin de Democracy Watch, publié vers la fin de l’année dernière, qui constatait que seulement 3% des employés de la fonction publique provenaient de la “population générale”, alors qu’elle constitue pourtant plus de 30% de la population de Maurice.
Filip Fanchette déplore la discrimination structurelle et institutionnelle faite à l’égard des personnes d’ascendance africaine, qui est pratiquée de manière subtile et qui “existe toujours à Maurice en dépit des lois concernant l’Equal Opportunity”. Il souligne également plusieurs “blocages” que subiraient les personnes de cette communauté. Certains nieraient même leur lien avec l’Afrique.
Tout un programme est donc prévu à Maurice dans le cadre de la Décennie internationale des peuples d’ascendance africaine, décrétée par les Nations unies. Le souhait est que les États-membres de l’ONU prennent les mesures appropriées pour lutter contre le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l’intolérance auxquels font face les personnes d’ascendance africaine.