Photo illustration

Elles sont trois veuves, habitantes de Cité-La-Cure et de Baie-du-Tombeau. Épouses de pêcheurs décédés, elles se retrouvent face à des poursuites judiciaires entamées par la Development Bank of Mauritius (DBM) pour non remboursement d’un prêt contracté par leurs époux.

Ces trois veuves sont complètement dépassées. Pour cause, deux d’entre elles sont retraitées et l’autre touchera sa pension cette année.

De fait, elles se sont tournées vers le syndicat des pêcheurs en vue d’obtenir de l’aide. « Li sagrinan », déplore Judex Ramphul, président du syndicat, à leur sujet. « Le gouvernement doit comprendre que la pêche est un secteur vulnérable ».

En effet, les trois pêcheurs décédés n’ont pas été en mesure de rembourser la totalité de leurs prêts. Le délai pour le remboursement étant arrivé à terme, le prêt n’est plus couvert par l’assurance, explique Judex Ramphul.

Il y a quelques années, le gouvernement encourageait les petits pêcheurs à contracter des emprunts auprès de la DBM pour acquérir des équipements et des bateaux adéquats afin de pouvoir s’aventurer en haute mer, et ce, dans l’optique de rebooster le secteur de la pêche.

Toutefois, déplore le président du syndicat des pêcheurs, aucun suivi n’a été accordé aux pêcheurs ayant emprunté auprès de la DBM. « Comment les petits pêcheurs auraient-ils pu concurrencer les gros bateaux étrangers qui accostent nos lagons? », se demande-t-il.

Une rencontre a eu lieu ce matin, mercredi 19 février, entre des représentants de la DBM et le syndicat des pêcheurs, qui espère un dénouement favorable en faveur des trois veuves.