La triste nouvelle est tombée dans la matinée du mardi 24 février : Gérard Bergicourt s’en est allé ! Selon nos informations, la dépouille du défunt est exposée à la chapelle ardente d’Elie & Sons, à Beau Bassin, en attendant l’arrivée de son fils.
Gérard Bergicourt… Voilà un nom qui laissera beaucoup de bons souvenirs derrière lui, même s’il était peu connu des nouvelles générations. Plus d’un se souviendra de lui pour avoir été une figure emblématique de la scène mauricienne des années 1960-70, mais surtout pour avoir incarné le King Creole (en référence à Elvis Presley) au sein des Stardusters (Cyril et Christian Lebon, guitares; Alfred Stanislas, guitare rythmique; Gérard Bergicourt, batteur et chanteur) ou encore avec le Magic Quintet (avec Gérard Cimiotti aux claviers et Gérard Pitchen à la guitare, Edouard Planche à la basse, Roland Constantin au sax, Yvon Emile au chant).
Gérard Bergicourt était aussi apprécié pour son aisance dans le répertoire d’Elvis, qu’il imitait à merveille, et pour ses talents de batteur et de chanteur. Au Magic Lantern à Rose-Hill, où il se produisait les samedis soirs en compagnie des Stardusters, le showman attirait les foules. C’est ainsi qu’il avait bâti sa réputation, au point qu’on lui avait attribué le titre de plus belle voix de l’océan Indien. Cette perle rare avait choisi de passer trente ans de sa vie en Afrique de l’Ouest avant de regagner son île natale il y a environ neuf ans.
La rédaction de Scope présente ses plus vives sympathies à sa famille.