Le Premier ministre envisagerait-il d’amender la loi en vue de soumettre chaque décès ayant lieu dans un couvent à une enquête policière ? La question était du député mauve Satish Boolell hier lors du PMQT. Navin Ramgoolam a répondu qu’il considérerait la question, ajoutant qu’il y a bien d’autres implications qui doivent être prises en compte dans ce contexte de la demande pressante de la part des proches pour la récupération du corps pour des rites religieux, entre autres. « They want to have the body straight away ».
L’ancien médecin légiste avait également voulu savoir si le Central Civil Status demande aux personnes qui réclament un certificat de décès de préciser les dispositions prises quant aux corps des défunts. Le retour du corps du défunt, devait rappeler le Premier ministre, « is governed by the provisions of the Public Health Act and, after the registration of a death, the Civil Status Officer issues a Burial or Cremation Permit to the declarant for the disposal of the corpse ». La Civil Status Division « does not receive any return in respect of the disposal of bodies, including for those deaths occurring at residential care homes for the elderly ».
Par contre, dans le cas des décès se déroulant dans une institution, la personne en charge doit enregistrer le décès dans un délai de 24 heures. D’autre part, a indiqué Navin Ramgoolam, « dans le cas où personne ne prend la responsabilité d’organisation des funérailles du défunt, la personne en charge de l’institution devra s’organiser pour cela conformément à la loi et aux croyances religieuses du défunt ».
S’agissant de cas spécifiques tels qu’un suicide, un meurtre, un décès en prison ou en cellule policière où tout endroit où la police juge que les circonstances du décès ne sont pas claires, « at any rate, the law provides for judicial enquiry to be carried out ».
Dans une interpellation, le député de Curepipe devait demander au Premier ministre s’il n’envisagerait pas de confier la responsabilité du corps à l’Ombudsperson for the Elderly étant donné que la Civil Status Division « does not receive any return in respect of the disposal of bodies » et que si personne ne réclame le corps du défunt, il incombe alors au directeur de l’institution d’en disposer. « We should be careful », a répondu Navin Ramgoolam.