Quand on est sans emploi au début des années 80 on fait quoi ? Et bien, fort de son éducation et de son diplôme d’expert-comptable et accompagné de 2 jeunes professionnels à l’époque – Jean-Paul de Chazal et Bernard Mayer – Roby s’embarque dans une aventure qui parait alors invraisemblable – créer tout simplement le cabinet d’expertise comptable de référence de l’île.
25 ans plus tard à sa retraite en 2006, l’objectif est atteint. Du modeste bureau de la rue Lees à Curepipe aux bureaux du Cerné House, de TM Building et du Champ de Mars, le parcours des associés et du personnel de PwC n’est rien d’autre qu’impressionnant. Bien sûr que les associations avec les réseaux Price Waterhouse et Coopers & Lybrand ont aidé, mais il fallait encore les trouver.
Ces années durant, Roby est à la barre et a confiance absolue dans le pays, dans les institutions et dans les hommes et femmes qui l’entourent. Face aux problèmes quotidiens, pour Roby les choses vont toujours s’arranger et de toute façon il est à nos cotés pour parer au pire. La force tranquille qu’a été Roby a permis le développent de PwC et d’Abax jusqu’à notre séparation en 2005.
D’où vient cette force tranquille ?
Je suis convaincu que la recette se trouve dans un cocktail de valeurs auxquelles nous aspirons tous. Tout d’abord Roby a été un vrai patriote, avec une profonde croyance dans les compétences de tous les enfants du sol, sans discrimination aucune. Puis, il a toujours encouragé les jeunes à se mettre à leur compte et à faire confiance en leur capacité à être créatifs, à trouver des solutions aux problèmes et à avoir la conviction que toutes ces solutions se trouvent dans leur for intérieur.
Quelqu’un a une idée, alors nous investissons, nous recrutons et donnons la chance à ce que le projet aboutisse. Certaines opinions diront que tel ou tel projet ne marchera pas – il n’y a qu’une façon de savoir, c’est d’essayer ! Voilà sa philosophie des affaires.
Au-delà de ses compétences techniques évidentes, Roby a été un excellent juge d’hommes et de femmes et aura su s’entourer de collaborateurs de confiance. Au fil des années beaucoup sont partis essayer d’autres aventures mais tous reconnaîtront la confiance que Roby leur a faite et la liberté d’action qu’ils ont eue lors de leur passage à ses cotés. Nombreux sont ceux qui ont réussi leur carrière et qui reconnaissent l’aide et les conseils judicieux de Roby.
Cette vision optimiste de la vie aura fait de lui quelqu’un d’un calme exemplaire, imperturbable, et un gentleman.
Ses collègues et amis se rappelleront aussi du bon vivant qu’était Roby. Pince sans rire, son sens d’humour aigu faisait de lui un compagnon de route recherché par ses nombreux amis.
Roby laisse un grand vide dans sa famille et auprès de ses nombreux amis et collaborateurs. Nos prières et notre profonde sympathie vont à son épouse Geneviève et son fils Bob.