Le magistrat Nishal Jugnauth siégeant à la Bail and Remand Court (BRC) a, dans le ruling qu’il a rendu ce matin sur la motion de remise en liberté de Nitin Chinien, accordé un délai au Directeur des Poursuites publiques pour que l’accusation formelle contre Nitin Chinien soit logée. Ce délai expire le 23 décembre.
Passé cette date, si rien n’a été fait en ce sens, le suspect sera automatiquement remis en liberté. Les conditions attachées à sa remise en liberté sont qu’il lui faudra verser une caution de Rs 15 000 et signer une reconnaissance de dettes de Rs 50 000.
Nitin Chinien est provisoirement accusé d’avoir enfreint l’Information and Communications Technologies Act. La police lui reproche d’avoir divulgué des informations confidentielles de la MASA touchant des artistes membres de cette organisation qui regroupe les artistes locaux. Il aurait rendu publics ces détails qu’il a puisés des dossiers de la MASA. Par la suite, Nitin Chinien a été interpellé par la police et interrogé. Mais la police, qui avait réagi à la suite d’une déposition donnée par un officier du ministère des Arts et de la Culture, ne devait donner aucune suite à cette affaire.
Par contre, après qu’un autre officier eut consigné, le 13 novembre, une deuxième déposition, celle-là concernant la diffusion d’un clip sur YouTube dans lequel Nitin Chinien formule certaines remarques à l’endroit du Premier ministre et du directeur de la MBC, le chanteur a été arrêté dès le lendemain.
Quelques jours après, un autre fonctionnaire des Arts et de la Culture a fait savoir à la police qu’un autre clip émanant du suspect est en circulation. Dans celui-ci, il fait certaines menaces à l’égard du PM.
En effet, dans ce clip, le suspect aurait déclaré, entre autres : « Ekout mwa bien, Navin Ramgoolam. Mo pe titway twa zordi. Tre prosenman to traze to itinerer pou pas dan tinel, to trwa loto ki roul ar toi ek to bann bodigard, mo pou abiye an blan, mo pou aret zot traze. Pou ena plis ki enn milie dimoun. »
Lors des débats sur la motion, le sergent Ramlagun du CCID répondant aux questions de Me Audrey Stephen-Sungeelee, a donné les détails de l’évolution de l’enquête de la police dans cette affaire.