Air Mauritius, ensemble avec dix autres compagnies aériennes, a signé le 2 juin dernier la Déclaration de Buckingham Palace, l’engageant à travailler en partenariat avec les autorités gouvernementales et les organismes de conservation pour lutter contre le trafic illicite d’espèces animales et de plantes menacées.
La 72e Assemblée générale annuelle (AGA) de l’Association du transport aérien international (IATA) a adopté le 2 juin dernier à l’unanimité une résolution dénonçant le commerce illicite d’animaux sauvages et de produits connexes et s’est engagée à travailler en partenariat avec les autorités gouvernementales et les organismes de conservation pour lutter contre le trafic d’espèces menacées.
Cette résolution presse les gouvernements de consacrer plus de ressources à la lutte contre le trafic illégal et engage les compagnies aériennes à sensibiliser leurs passagers aux problèmes touchant au trafic d’espèces menacées, à travailler en partenariat avec les aéroports, les transitaires et les autres intervenants pour aider la police et les organismes de conservation qui luttent dans ce sens et d’adopter des politiques et des procédures qui décourageraient ce trafic.
La résolution adoptée par l’IATA le 2 juin dernier encourage les compagnies aériennes à signer la Déclaration de Buckingham Palace. Air Mauritius, représentée par son directeur général, Megh Pillay, a signé le même jour la Déclaration de Buckingham, ensemble avec dix autres compagnies aériennes. Le Mauricien a vainement tenté d’avoir une déclaration de Megh Pillay, qui était pris par ses obligations professionnelles, selon nos informations.
Il faut toutefois noter qu’Air Mauritius, dans le cadre de sa Corporate Social Responsibility (CSR), a signé un partenariat avec la Mauritian Wildlife Foundation (MWF) dont la mission est la protection de la faune et de la flore à Maurice. Une des mesures phares de ce partenariat est la campagne « One Take-off, One Tree », où la compagnie aérienne nationale s’est engagée à faire planter un arbre pour chaque décollage d’un avion d’Air Mauritius de l’île. La compagnie participe également au projet de protection de deux oiseaux endémiques, le Rodrigues Warbler (Rousserole de Rodrigues) et le Rodrigues Fody (Cardinal jaune de Rodrigues).
Par ailleurs, en mars 2016, l’IATA a signé la Déclaration de Buckingham Palace soutenant le projet de groupe de travail sur le transport du partenariat United for Wildlife de la Royal Foundation of the Duke and Duchess of Cambridge and Prince Harry.
Dans un message enregistré présenté au millier de délégués à la 72e AGA de l’IATA, le prince William, duc de Cambridge, a prié l’industrie du transport aérien de faire front commun dans cette cause de la préservation de la vie sauvage.
« Nous sommes honorés que le duc de Cambridge reconnaisse le rôle de l’aviation dans la lutte contre le trafic illicite d’espèces animales sauvages. L’aviation a pris ses responsabilités en matière de développement durable. Nous sommes résolus à faire en sorte que le réseau mondial du transport aérien ne soit pas exploité pour les motifs néfastes des trafiquants d’animaux sauvages », a pour sa part commenté Tony Tyler, directeur général et chef de direction de l’IATA dans un communiqué de presse.
Le DG et CEO de l’IATA a rappelé que lors de la 71e AGA l’année dernière, l’IATA avait signé un protocole d’entente avec la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES). De plus, l’IATA s’est jointe au Partenariat pour la réduction des possibilités de transport illicite d’espèces menacées (ROUTES).
Soulignons que l’IATA représente 264 compagnies aériennes qui assurent 83 % du trafic aérien mondial.