Le Racing Club de Maurice a donné dans les salons du château situé à Trianon un vin d’honneur pour marquer l’élévation le 12 mars dernier de l’ancien secrétaire de l’assemblée législative, Louis Rivaltz Quenette, au rang de Grand Officer of the Star and Key (GOSK). C’est la deuxième décoration que l’État décerne à cet ancien grand commis, après celle d’OBE, vers la fin des années 80.
La soirée avait réuni quelques proches et amis, dont certains qui, comme le principal concerné, sont également historiens. Aussi, il est revenu à Armand Maudave, autre ancien fonctionnaire et aussi versé dans l’écriture que lui, d’évoquer la carrière de Rivaltz Quenette. Il a retracé les divers parcours qu’a entrepris ce dernier lors de son passage dans le milieu souvent tumultueux des élus du peuple.
Mais Rivaltz Quenette était guidé, a souligné Armand Maudave, par cet autre grand homme que fut sir Harilall Vaghjee, qui lui a inculqué pal mal d’enseignements. « Ainsi, Rivaltz a su traiter avec beaucoup de tact les parlementaires des camps opposés », a-t-il déclaré.
Après l’intervention de Jean-Claude Ducasse, Rivaltz Quenette s’est adressé aux invités du Racing. « Après avoir écouté mon ami Armand et le président du club, cela m’a fait revenir à des décennies en arrière », a-t-il enchaîné. Il a tenu à dire que son prédécesseur, Guy Tursang d’Espaignet, lui a beaucoup appris sur ses fonctions, mais celui qui l’avait réellement influencé ne fut autre que sir Harilall Vaghjee. Il a relaté les traits caractéristiques de cet homme, qui savait le faire dérider dans des moments intenses. Il lui avait conseillé de toujours lire les comptes rendus des anciennes séances, alors que lui, était plongé dans la lecture des délibérations de la House of Commons.
Rivaltz Quenette a également évoqué le fait que le Premier ministre d’alors, sir Anerood Jugnauth, ne voulait pas le laisser partir alors qu’il avait atteint l’âge de la retraite. Il lui a proposé un premier contrat d’une durée de quatre ans. Vers la fin de son contrat, il s’est présenté à nouveau devant sir Anerood Jugnauth, qui lui a confié la tâche de trouver lui-même celui qui le remplacerait. Rivaltz Quenette a alors opté pour André Pompon, qui a accepté la proposition, à condition qu’il ait quelqu’un pour le guider. Sir Anerood Jugnauth lui a alors proposé un second mandat. Alors que celui-ci arrivait à terme, il a demandé que son contrat soit résilié. Il a terminé son discours en racontant comment, une fois, il a vécu des moments difficiles. C’était non pas lorsque gouvernement et opposition ne voulaient pas s’entendre, mais c’était plutôt lorsqu’un Premier ministre ne pouvait plus sentir le Speaker du moment…