L’enquête sur la mort suspecte d’une femme dont le corps mutilé a été découvert dans les champs de cannes, mardi soir, à Union Delcourt St François, Petit-Raffray, se poursuit. Ainsi, après une battue des environs infructueuse en soirée, durant les heures ayant suivi cette découverte macabre, le personnel du Scene of Crime Office (SOCO) et les limiers de la Criminal Investigation Division (CID) de Grand-Baie se sont à nouveau rendus sur la scène de crime, durant la matinée de mercredi, pour poursuivre les recherches. Leur objectif était de retrouver les parties du corps manquantes, à savoir le crâne, un pied et un bras, ou des pièces à conviction leur permettant de faire la lumière sur cette affaire. L’opération devait porter ses fruits car vers la mi-journée, les enquêteurs ont fini par récupérer sur le crâne de la victime, à environ 40 mètres du lieu où avait été découvert le corps. La tête a été envoyée à la morgue de l’hôpital du Nord, où avait également été envoyé le reste du corps, en vue d’une autopsie. Le bras et la jambe de la victime restent toutefois introuvables.
C’est aux alentours de 10 h 30, ce matin, que le Dr Maxwell Monvoisin, Police Medical Officer (PMO), a procédé à l’examen post-mortem du corps. Vu l’état de décomposition avancée de la dépouille, l’autopsie n’a pas permis de déterminer la cause du décès. Il est donc impossible pour les enquêteurs de savoir, à ce stade de l’enquête, si la jeune femme a été sauvagement tuée, si elle s’est donné la mort ou encore si sa tête, son bras et son pied avaient été arrachés par des animaux. Cependant, l’autopsie a permis de conclure que la victime avait entre 35 et 40 ans, indique une source policière.
Rappelons que les services de police avaient été alertés de la présence d’un cadavre dans les champs de cannes suite à un appel sur le 148. Après que le personnel du poste de Grand-Gaube a confirmé l’information, le SOCO et la brigade criminelle de Grand-Baie avaient été mandés sur place. La victime, décrite comme étant de teint clair et de taille moyenne, était allongée sur le dos, sur un rideau placé sur le sol, et était vêtue de collants noirs et d’un orni. Les enquêteurs épluchent actuellement les dossiers impliquant des femmes portées disparues dont les descriptions corroborent.