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  • Cette mère de famille de 41 ans était portée disparue depuis vendredi dernier

La Major Crime Investigation Team, assistée de la Criminal Investigation Division de Rivière-des-Anguilles, compte solliciter un ordre judiciaire pour éplucher les appels et messages qu’aurait reçus Devianee Bheekhun (41 ans) dont le corps a été retrouvé sous les falaises de Rivière-des-Anguilles samedi.

Même si la police n’a pas retrouvé son portable, elle a quand même son numéro. Les enquêteurs se tourneront vers un opérateur de téléphonie mobile pour prendre connaissance des communications de la victime du jeudi 2 au vendredi 3 janvier. Ils s’intéressent également à l’itinéraire de la quadragénaire le 3 janvier, soit le jour de sa disparition.

La police a appris que la victime et son époux Nehalduth Bheekhun (46 ans) se disputaient souvent. Ce dernier soupçonnait son épouse d’entretenir une relation extraconjugale. Dans sa version des faits, le mari a déclaré que son épouse avait quitté le toit conjugal en janvier 2019 et devait retourner après neuf mois.

Le matin de sa disparition, il dit avoir accompagné Devianee à un arrêt d’autobus où elle devait se rendre à son travail. Cette dernière était employée comme femme de ménage chez un couple sud-africain à Tamarin.

Selon Nehalduth Bheekhun, il a pris contact avec sa femme qui lui a dit qu’elle allait arriver chez son employeur sous peu et de ne pas s’inquiéter. Puis, il n’a plus eu de contact avec elle.

L’époux l’a appelée une nouvelle fois, mais il a reçu un texto du portable de Devianee qui se lit comme suit : « Mo pa happy avek twa. Mo konn enn lot dimounn depi dizan. Mo pe ale res ar li Flacq et mo pe aret travay. Mo dimounn kapav swagn mwa. Viv pou twa, get bann zanfan-la bien. »

Selon le quadragénaire, son épouse ne lui envoie jamais de messages et il a trouvé cela étrange. Nehalduth a appelé un chauffeur de van, un certain Satish, qui a l’habitude de déposer son épouse sur son lieu de travail. Ce dernier a confirmé que Devianee a bien voyagé avec lui ce jour-là.

Nehalduth Bheekhun s’est alors rendu à Tamarin où il a appris que la mère de ses deux enfants de 16 et 20 ans avait soumis sa démission par texto. Il a essayé de le joindre sur son portable une nouvelle fois, mais sans succès. Il a alors signalé la disparition de Devianee Bheekhun à la police.

Dans le sillage de cette affaire, la police a interrogé un couple résidant à Chamouny qui serait très proche de la victime. Ces derniers ont nié toute connaissance de ce qui s’est passé et devaient même fournir un alibi. Ils ont été relâchés en début de soirée hier, mais ils devront rester à la disposition des enquêteurs.

C’est samedi après-midi qu’une équipe de la National Coast Guard de Souillac a découvert le corps de la femme sous les falaises à Senneville dans un lieu plus connu comme Trou Cochon. Elle était nue.

Les policiers ont remonté le corps qui a été emmené à l’hôpital de Souillac où un médecin a confirmé le décès. Par la suite, le corps de Devianee Bheekhun a été emmené à la morgue de l’hôpital Victoria à Candos où l’autopsie pratiquée par le Dr Sudesh Kumar Gungadin, chef du département médico-légal de la police, a attribué son décès à une fracture du crâne.

Aucune trace de blessure n’a été décelée sur son corps. Son époux l’a identifiée à la morgue. La police est convaincue qu’il y a eu “foul play” concernant son décès. Elle a fait une battue près des falaises de Rivière-des-Anguilles dimanche à la recherche d’indice, mais n’a rien trouvé.