L’État tente toujours de conclure un accord avec Les Gaz Industriels Ltd afin de poursuivre les travaux d’élargissement du Canal Dayot. Les deux parties attendent la confirmation du statut de la « rivière » en ce sens. Les habitants, eux, s’inquiètent de cette situation.
Depuis le 4 septembre, le chantier d’élargissement du Canal Dayot est désert : travailleurs, pelleteuse et autres engins n’y sont plus. La raison : la firme Les Gaz Industriels Ltd, dont le siège se trouve à Grande-Rivière, a déclaré un litige contre l’État pour avoir empiété son terrain sans autorisation.
Cette zone a, pour rappel, subi les effets des inondations du 30 mars dernier, détruisant maisons et effets personnels de plusieurs familles de cette localité. Ces travaux sont prévus sur 372 mètres de long mais ont dû être stoppés en raison d’une injonction logée par Les Gaz Industriels Ltd. « Que nous arrivera-t-il si les travaux ne sont pas achevés et que de grosses pluies s’abattent sur la capitale ? Nous perdrons tout ce que nous possédons une fois de plus … », disent-les habitants, inquiets. Du côté des autorités, on indique que tout est fait afin d’accélérer les procédures. L’État a assuré ainsi « aller de l’avant dans les travaux d’élargissement avec le consentement de la firme Les Gaz Industriels Ltd ». Depuis, plusieurs réunions se sont enchaînées. Toutefois, avant de céder une partie de ses terres, la firme souhaite connaître le « statut » du Canal Dayot. Une demande en ce sens a été faite au Département des Bois et Forêts du ministère de l’Agro-industrie. « Les Gaz Industriels Ltd a souhaité savoir si le Canal Dayot est reconnu en tant que River or a rivulet », précise-t-on. « Si le Canal Dayot a le statut de rivière, une réserve de 16 mètres est exigée. Or, s’il est répertorié as a rivulet, seule une réserve de 8 mètres est nécessaire », indique notre interlocuteur. Cette demande a été également formulée par la National Development Unit du ministère des Infrastructures publiques.
Par ailleurs, la NDU soutient qu’il lui faut 12 mètres en vue de poursuivre les travaux, « si le canal est classé comme rivière. Autrement, nous devrons utiliser les 8 mètres de réserve (S’il est statué « as a rivulet ») et empiéter encore de quatre mètres sur le terrain de la firme ». C’est bien sur ces « points » que la firme Les Gaz industriels Ltd souhaite réfléchir. Cependant sans l’aval de la firme, l’État devra avoir recours à la Compulsory Land Acquisition, en vue de boucler les travaux d’agrandissements du Canal Dayot.
Les deux parties attendent désormais le département des Bois et Forêts.