Le président du Parti travailliste, Patrick Assirvaden, avait saisi la Cour suprême pour contester la décision de la municipalité de Vacoas/Phoenix de ne pas accorder au parti l’autorisation d’organiser un meeting national à la place du marché de Vacoas. Hier après-midi, le Chef juge Keshoe Parsad Matadeen et le juge Asraf Caunhye lui ont donné l’autorisation de contester cette décision de la municipalité, par le biais d’une révision judiciaire.
Dans cette demande de révision judiciaire logée le 21 janvier par Patrick Assirvaden, ce dernier soutient que « la municipalité a décidé de favoriser l’Alliance Lepep, bien que cette dernière ait soumis sa demande après le PTr ». Selon Patrick Assirvaden, la demande du PTr avait été soumise le 1er décembre 2015, alors que celle de l’Alliance Lepep l’a été le 4 janvier dernier. Selon le président du parti, le 4 janvier, le conseiller Ramburn avait, au nom du président du MSM, fait une demande en vue d’organiser un meeting à la place du marché de Vacoas, alors que le PTr avait déjà fait sa demande. Toutefois, le 6 janvier, le même conseiller Ramburn aurait siégé dans une réunion du Conseil municipal durant lequel la demande du MSM avait été approuvée au détriment du PTr.
Le Chef juge Keshoe Parsad Matadeen et le juge Asraf Caunhye ont ainsi convoqué les parties concernées dans ce litige en Cour suprême hier. Me Ravind Chetty, SC et représentant légal de la mairie de Vacoas/Phoenix, devait soutenir que le contestataire « has failed to put up arguable grounds to proceed with the application for leave for judicial review ». L’homme de loi a par ailleurs soutenu que la pratique de “first come first serve” pourrait provoquer des chamboulements. « N’importe qui pourrait faire son application dans chaque municipalité et ainsi monopoliser les endroits stratégiques si ce principe est en vigueur », a-t-il soutenu. Me Chetty devait de plus soutenir qu’il n’y a pas eu d’irrégularité dans les procédures de décision. Toutefois, Patrick Assirvaden a remporté une première manche en cour, les juges ayant décidé de lui accorder l’autorisation de contester la décision de la municipalité de Vacoas/Phoenix.