Sada Curpen a demandé à la cour intermédiaire de modifier son couvre-feu imposé dans le cadre de sa liberté conditionnelle pendant quelques jours pour lui permettre de se rendre aux sessions de prières du Govinden. La police y a objecté et la magistrate Niroshini Ramsoondar a rejeté la demande du prévenu.
La magistrate Niroshini Ramsoondar a rendu son Ruling sur la demande de variation order de Sada Curpen. La cour intermédiaire a refusé la demande du demandeur qui voulait que le couvre-feu imposé par la cour soit levé les vendredis et samedis soir jusqu’au 13 octobre. Cela afin de prendre part aux prières du Govinden au Kovil de Sainte-Croix et de Bell-Village. Représenté par Me Raouf Gulbul, Sada Curpen a même proposé d’être accompagné par des policiers mais la police y a objecté.
Me Zaynah Essop, State Counsel, a été dépêchée par le bureau du directeur des poursuites publiques (DPP) pour faire opposition à la demande. Elle a appelé hier l’inspecteur Ranjit Jokhoo, enquêteur dans l’affaire Denis Fine, à la barre des témoins. Celui-ci a fait part des objections à la modification du couvre-feu de 18 h à 7 h. « Si la demande est accordée, cela pourrait ouvrir la voie à d’autres demandes du même genre… Il y a plusieurs personnes dans cette situation », a-t-il souligné.
Selon le policier de la Major Crimes Investigation Team (MCIT), « it is not practicable for police officers to do that ». Il a fait comprendre que c’était difficile pour les policiers de surveiller Sada Curpen pendant la nuit avec autant de personnes dans un lieu de culte. L’officier d’expérience a soutenu qu’il pourrait leur fausser compagnie. L’inspecteur Jokhoo a également évoqué le casier judiciaire de Sada Curpen.
Me Raouf Gulbul : Il y a des policiers présents lors des prières au Kovil…
Inspecteur Jokhoo : Oui, mais ces policiers sont là pour faciliter le transport et le passage des piétons.
Me Raouf Gulbul a longuement contre-interrogé l’inspecteur de police. Ce dernier, martelé de questions, a soutenu que le demandeur n’a commis aucune entrave aux conditions de sa caution jusqu’ici. L’homme de loi de Sada Curpen a fait comprendre que les unités de la police sont censées fonctionner de jour comme de nuit. Il a soutenu que son client a eu la permission de voyager alors qu’il attendait la décision d’appel des juges dans une autre affaire.
À la barre des témoins, Sada Curpen a soutenu ne pas vouloir prendre la fuite et qu’il a, par le passé, été autorisé plusieurs fois à voyager ; et il est toujours revenu pour faire face à la justice.
La police n’a pas objecté à sa remise en liberté conditionnelle mais avait toutefois encouragé la cour à demander à Sada Curpen de fournir une forte somme d’argent et ses papiers français. Il a dû s’acquitter d’une caution de Rs 1 million et signer une reconnaissance de dettes du même montant. Il a passé environ deux ans et demi à la prison de haute sécurité de La Bastille alors qu’il était accusé de conspiracy to murder de Denis Fine, tué d’une balle en pleine tête le 3 janvier 2010 sous sa véranda.