Un homme qui avait été employé comme garde de sécurité a été condamné par la Cour industrielle à verser à son ancien employeur une somme de Rs 2 500. Celle-ci est l’équivalent de 15 jours de salaires.
Marie Jean Marais, le défendeur dans le procès, avait été poursuivi à la suite d’une plainte logée par son ancien employeur, la Special Security Guard Ltd. (SSG), pour n’avoir pas donné un préavis de quinze jours de préavis avant de quitter son emploi, comme le stipulent les lois du travail.
Dans sa plainte, la SSG a indiqué que le défendeur avait été embauché à plein temps le 1er août 2007. Son dernier salaire s’élevait à Rs 5 000 par mois. Le 30 septembre 2010, il a abandonné son poste sans aviser au préalable son patron, alors qu’il aurait dû l’avoir notifié quinze jours auparavant. Son ex-employeur lui a donc réclamé le paiement de Rs 2 500.
Lors de son contre-interrogatoire, le représentant de la SSG, qui a déposé lors du procès, a nié que l’employé démissionnaire avait abandonné le site de travail pendant une période de six mois, précisant que le démissionnaire avait été rémunéré durant la période en question. Le témoin a ajouté qu’il s’est lui-même déjà rendu sur les lieux. Il a ajouté que l’ancien employé était d’accord pour être sur place tous les jours, comme prévu dans ses conditions d’embauche.
Le défendeur a, lui, expliqué qu’il ne touchait pas de salaire fixe et qu’il travaillait dans des conditions difficiles. Il a soutenu que son patron n’est pas venu sur le site pendant plus d’une année. Il devait apprendre d’un représentant de la direction qu’une autre compagnie allait prendre la responsabilité du site de travail. Il a aussi fait remarquer qu’il y avait également des travailleurs étrangers, qui ont quitté leur emploi à la même date que lui, mais n’ont pas été l’objet de poursuites judiciaires.
Lors de son interrogatoire contradictoire, le défendeur a admis avoir signé un document quand il a pris de l’emploi à la SSG. Toutefois, il n’y a pas porté une grande attention, étant donné qu’il était rédigé en anglais. Il a expliqué qu’il ne savait pas qu’il fallait donner un préavis de quinze jours au moment de quitter son emploi.
Analysant les témoignages, le magistrat Patrick Kam Sing note que le défendeur était posté à l’AREU, avec laquelle la SSG avait un contrat à l’époque. À un certain moment, la plaignante savait que ce contrat n’allait pas être renouvelé, mais elle n’a pas informé le défendeur, qui, malgré cela, était maintenu à son service.
« Admittedly, the plaintiff is partly responsible for not having informed the defendant of a change in posting well in advance the more so that it must have been to his knowledge that its contract with the AREU was not going to be renewed », considère le magistrat.
Toutefois, pour n’avoir pas observé une clause de la loi en vigueur, il estime que le défendeur doit payer à son ancien employeur la somme réclamée par ce dernier, soit Rs 2 500.