Cette mascarade a assez duré !
Depuis hier soir, avec l’annonce de la nouvelle prorogation de l’Assemblée nationale, la souveraineté populaire a été confisquée ; la démocratie est tenue en otage, l’intérêt collectif sacrifié à l’autel des ambitions pouvoiristes des caciques politiques.
La souveraineté du peuple telle qu’elle a été conceptualisée par Jean Jacques Rousseau demeure le fondement même de l’organisation démocratique. Le citoyen selon Rousseau détient une parcelle de cette souveraineté qu’il ou elle exercera à travers sa faculté d’élire son ou ses représentants.
Cette souveraineté populaire se traduit dans un système de démocratie parlementaire comme le nôtre par une Assemblée Nationale constituée d’élus directement choisis par le peuple. L’Assemblée nationale est donc le porte-voix par excellence du citoyen. Les idées maîtresses y sont énoncées, les lois y sont votées, les questions portant sur l’intérêt collectif y sont adressées et débattues.
Mais voilà que d’un trait de plume on se permet de reléguer les questions brûlantes ayant trait à l’administration du pays aux calendes grecques. Sous le couvert de la réforme électorale, tout devient désormais justifiable : les accointances les plus improbables et incestueuses, même les violations les plus dangereuses de la démocratie.
A ceux qui souillent cette vénérable institution qu’est le Parlement, sachez que vous confisquez la démocratie, vous confisquez notre voix, vous confisquez notre pays, vous méprisez le peuple ! Mais sachez aussi que nous voyons désormais clair dans votre jeu, et nous ne nous laisserons pas faire.
Ce pays n’est pas le vôtre. C’est le nôtre. Rendez-le nous !