Comme pour les précédentes Dental Registration Examinations, il y a eu très peu de réussites aux dernières épreuves qui ont eu lieu le mois dernier. Mais le Dr Surendra Kumar Abelak, président du Dental Council, ne pense pas que le questionnaire était dur. « Le questionnaire n’était pas inabordable car les quatre candidats qui ont réussi étaient à leur première tentative », dit-il au Mauricien. Rappelons que depuis l’introduction de cet examen en 2013, le questionnaire préparé par le National Board Examinations of India fait polémique dans les milieux de la profession dentaire en raison du taux d’échec élevé.
Les membres du Dental Council sont au courant des nombreuses critiques entendues ces dernières années concernant ce questionnaire mais ne pourront se défaire de l’organisme indien dans la préparation des épreuves à cause d’un contrat liant ce dernier au gouvernement mauricien jusqu’en 2016. Le Dental Council envisage-t-il de changer d’examinateur à l’expiration du contrat ? « Tout dépendra de la décision du gouvernement », a répondu la Chairperson au Mauricien.
Au cas où le gouvernement renouvellerait en 2016 le choix de l’examinateur, des membres du Dental Council suggèrent que la partie mauricienne puisse faire des propositions pour le questionnaire.
Pas moins de trois dentistes parmi les sept qui n’ont pas réussi à cet examen n’étaient pas à leur première tentative mais il n’existe aucune structure reconnue par les autorités où ces derniers peuvent poursuivre leur formation pratique et théorique en attendant la tenue des prochains examens, prévus vers mars ou avril. « La formation de ceux qui échouent demeure un point d’interrogation », admet le président du MT. « Cela doit se faire dans une institution universitaire hospitalière mais nous n’avons pas ce genre de facilités à Maurice. Il n’existe aucune facilité disponible à Maurice pour ces jeunes qui échouent à cet examen », dit le président du DC avec regret. Ces aspirants dentistes pourront assister un dentiste d’expérience dans son cabinet mais ils ne peuvent travailler sur les patients. Selon le Dr Abelak, le Dental Council « réfléchit sérieusement au problème ».
Selon de jeunes dentistes mauriciens, les candidats qui prennent part à l’examen du Registration en Inde reçoivent au préalable une formation auprès d’une institution privée qui est reconnue par les autorités. « Durant cette formation ils ont la possibilité de travailler sur des anciens questionnaires », nous dit l’un d’entre eux qui a réussi à cet examen à Maurice au mois d’avril dernier lors d’une deuxième tentative.
Mais selon les règlements dans certains pays, les aspirants dentistes qui échouent plus de deux fois à l’examen d’enregistrement sont conseillés de retourner sur les bancs de l’université.