Compenser le « traumatisme » subi par les 13 000 fonctionnaires ayant travaillé pour le dépôt de candidatures et le jour du dépouillement lors des dernières élections générales. Telle est la demande du Mauritius Labour Congress (MLC) formulée au commissaire électoral, Irfan Rahman.

Selon le président de cette confédération syndicale, Haniff Peerun, cette compensation devrait tourner autour de Rs 5 000 et plus, dépendant des postes hiérarchiques qu’ils ont occupés durant cette joute électorale.

Selon les dires du syndicaliste, le principe d’un “Top-Up” de l’allocation de ces fonctionnaires a déjà été acquis, mais le gouvernement central devrait prendre une décision à ce sujet au niveau du Cabinet ministériel.

Rencontrant la presse mardi au siège du syndicat à Port-Louis, le président du MLC devait déclarer que « beaucoup de fonctionnaires se sont réveillés très tôt pour aller dans les écoles, n’ayant même pas eu la possibilité de préparer leur déjeuner ». D’autres, eux, « sont rentrés très tard, laissant femmes et enfants à la maison ».

Il poursuit : « Il y avait aussi des femmes enceintes affectées dans les écoles. Un certain nombre de fonctionnaires sont rentrés chez eux le lendemain du Counting Day. » Pour le président du MLC, cette compensation devrait être graduée. Actuellement, dit-il, l’allocation pour les fonctionnaires ayant travaillé pour les dernières élections générales se situe dans une fourchette de Rs 3 000 à Rs 25 000, et ces allocations sont taxables.

Il a également profité de l’occasion pour féliciter le commissaire électoral, Irfan Rahman, pour avoir pu organiser les élections générales « en très peu de temps ». De même, il trouve « injuste » les critiques formulées contre la Commission électorale, « dont le travail est reconnu sur le plan international et régional ».

Quant aux « bulletins errants ou vagabonds », il estime qu’il faut « laisser à la police le soin de poursuivre son enquête », ajoutant trouver « inconcevable » l’idée que ces bulletins auraient été manipulés dans les bureaux de votes.

En ce qui concerne les négociations portant sur le paiement de la compensation salariale annuelle, il a affirmé que le taux d’inflation à 0,5% « ne reflète pas la réalité ». Selon lui, le bureau central des statistiques a fait appliquer les normes internationales pour établir le coût du panier de la ménagère.

« Les techniciens utilisent les prix des commodités dans les supermarchés. On sait qu’il y a souvent de promotions à ces endroits et c’est pourquoi le poids du panier de la ménagère est faussé. Nous savons tous que dans les villages, les gens fréquentent les petites boutiques du coin et les petits bazars, où l’on vend des légumes beaucoup plus cher que dans les marchés régionaux. En sus de cela, le bureau central des statistiques n’a pas pris en considération l’endettement des familles ainsi que ceux qui financent les études de leurs enfants à l’étranger », a déclaré le syndicaliste.