« Je n’ai jamais eu 23 conseillers », a déclaré l’ancien Premier ministre Navin Ramgoolam durant une cérémonie de dépôt de gerbes en l’honneur d’Anjalay Coopen, à Port-Louis, ce jeudi 27 septembre.

Selon le leader du PTr, le gouvernement ne fait « que dire des mensonges ». « Ils se considèrent comme des saints. Alors qu’ils fassent les élections une bonne fois. Tout le monde aime voter pour des saints », a-t-il ironisé.

La Mauritius Tamil Temples Federation était également présente ce matin. Les membres de la fédération ont tenu à rendre hommage à Anjalay Coopen, qui fut « une battante dans la lutte pour les travailleurs ».

Pour rappel, Anjalay Coopen, née Soondrun Pavattan en 1911, était une militante mauricienne qui exerçait comme femme laboureur. Elle fut tuée à 32 ans au cours d’une fusillade de la police à Belle-Vue Harel, en septembre 1943. Anjalay Coopen était alors enceinte de son premier enfant.

Les circonstances de sa mort lors du « Massacre de Belle-Vue » ont fait d’elle un symbole de la lutte contre les oppressions, notamment pour la défense des travailleurs et de leurs droits, ainsi que pour la libération des femmes. Sa vie est hautement symbolique et sa mort est souvent comparée à un sacrifice ou un martyre.

En 1991, Anerood Jugnauth, alors Premier ministre, a inauguré le Stade Anjalay à Belle-Vue Harel sur le lieu où avait eu lieu la tuerie. En 1995, une statue est érigée en l’honneur d’Anjalay Coopen à l’Aapravasi Ghat, Port-Louis. Fin 2000, un timbre poste est éditée à l’effigie de la militante.

Une stèle taillée dans un seul bloc de pierre par Harold Gentil a été dévoilée par le ministère des Arts et de la Culture, en 2003, dans le village de Cottage, lieu où ont été incinérés les travailleurs tombés avec Anajalay Coopen en 1943.

C’est dans l’enceinte de la cour commerciale à Port-Louis que se situe la troisième statue d’Anjalay Coopen, dévoilée en 2007.