Rs 25 000 et une reconnaissance de dettes de Rs 75 000, c’est la caution imposée à Krishna Bunwaree par la magistrate Meenakshi Gayan-Jaulimsing, en Cour de District de Port-Louis, lundi, pour retrouver sa liberté conditionnelle.
Après plus d’une semaine en détention provisoire pour avoir suscité diverses réactions depuis la propagation de son commentaire – inspiré par dépit à la suite d’une déception sentimentale ,– la jeune femme de 22 ans ne s’était pas imaginée un tel dérapage. A sa sortie, Krishnee Bunwaree devait, par voie de presse, présenter ses plus plates excuses pour ce qu’elle a fait.
La semaine dernière, un internaute s’est senti lésé et a alerté l’Information Communication Technologies Authority (ICTA). La Cyber Crime Unit de la Police devait prendre le relais. Ceux ayant commenté le texte, dont un dénommé Kavish Bhoonah, a été interrogé par la Police en deux occasions.
Aucune charge n’a été retenue contre lui. Il avait clamé son innocence en affirmant que son identité avait été usurpée.
L’affaire ayant pris une tournure nationale, la famille de Krishnee a dû déménager pour sa propre sécurité. En effet, lors de sa détention provisoire, des manifestants avaient fait part de leur mécontentement en face du domicile de cette dernière.
Hormis la somme payée pour retrouver sa liberté conditionnelle, la jeune femme de 22 ans devra se présenter au poste de police le plus proche de sa nouvelle adresse – restée secrète – sur une base journalière. 
Krishnee Bunwaree est provisoirement accusée de « access to computer system with the intent to commit an offence » sous l’article 4 de la Computer misuse and Cybercrime Act et de « Stirring up racial hatred » sous l’article 282 (1) du Code Pénal.
Me Jaysingh Chummun représentait les intérêts de la jeune fille. 
Autre affaire ayant retenu l’attention publique: le profil Jeunes Mauriciennes en chaleur. Une semaine après la propagation sur la scène publique du commentaire de Krishnee Bunwaree, la page Jeunes Mauriciennes en chaleur devait, cette fois, créer le buzz. En effet, une personne mal-intentionnée a piraté les profils de certaines jeunes filles en bikini ou dans des positions sexy pour créer ce profil. Les internautes ayant des photos coquines étaient, eux aussi, invités à les télécharger sur la page. Ce profil ayant elle aussi atterri dans la sphère publique, d’autant que les filles étaient pour la plupart mineures, a fait l’objet d’une enquête policière. Un premier suspect devait être interpellé mais aucune arrestation n’a eu lieu à ce jour. La page devait, le même jour, être supprimée par les autorités. Plusieurs dépositions ont été consignées par les parents mécontents et certaines jeunes filles.