Protesters display placards in support of a nationwide general strike called by trade unions aligned with opposition parties to protest the Indian government's economic policies, in New Delhi on January 8, 2020. (Photo by Money SHARMA / AFP) / “The erroneous mention[s] appearing in the metadata of this photo by Money SHARMA has been modified in AFP systems in the following manner: [New Delhi] instead of [Kolkata]. Please immediately remove the erroneous mention[s] from all your online services and delete it (them) from your servers. If you have been authorized by AFP to distribute it (them) to third parties, please ensure that the same actions are carried out by them. Failure to promptly comply with these instructions will entail liability on your part for any continued or post notification usage. Therefore we thank you very much for all your attention and prompt action. We are sorry for the inconvenience this notification may cause and remain at your disposal for any further information you may require.”

Des millions d’Indiens ont fait grève mercredi, selon les syndicats, afin de protester contre la politique gouvernementale, générant un véritable chaos dans le secteur des transports.

Cette action visait à dénoncer ce que les syndicats désignent comme une politique menée « à l’encontre des travailleurs et du peuple » par le Premier ministre indien Narendra Modi.

Les syndicats entendaient notamment dénoncer la récente privatisation d’entreprises publiques et de ressources naturelles et réclamer une augmentation du salaire minimum et des retraites.

Des paysans et des étudiants se sont joints aux manifestations auxquelles avaient appelé dix syndicats affirmant représenter au total 250 millions de personnes. Les protestataires ont notamment bloqué des routes et des voies ferrées.

Dans les manifestations étaient également scandés des slogans contre la loi sur la citoyenneté, perçue comme anti-musulmane par ceux qui la dénoncent et dont l’adoption le 11 décembre a provoqué d’immenses manifestations à travers le pays, qui ont fait au moins 25 morts.

Les services de bus et de trains ainsi que les banques détenues par l’Etat ont été les plus touchés par le mouvement de grève national, organisé en dépit des avertissements du gouvernement sur les « conséquences » auxquelles s’exposaient les personnes y prenant part.

Le gouvernement a menacé les grévistes de retenues sur les salaires et de sanctions disciplinaires.

Dans l’Etat du Bengale-Occidental, les grévistes s’en sont pris à des voies ferrées et aux routes principales. Ils ont brûlé des pneus sur une grande artère de la capitale Calcutta. Les manifestants brandissaient des drapeaux rouges à travers la mégapole.

La police a affirmé qu’il y avait eu quelques « affrontements » entre partisans et opposants à la grève, à Calcutta ainsi que dans d’autres régions.

Les Etats de Bihar et Odisha (est), de Maharashtra (ouest) de Haryana (nord) et de Kerala et Karnataka (sud) ont également été touchés par ce mouvement.

Certains employés, travaillant pour des entreprises appartenant à l’État dans le secteur du pétrole et du charbon, se sont joints à la grève.

Les partis d’opposition ont soutenu les grévistes.

Opposition et syndicats s’élèvent contre le mouvement de privatisation engagé par le gouvernement pour tenter de parer le ralentissement économique.

Mardi, le bureau gouvernemental des statistiques a annoncé que la croissance annuelle allait ralentir à 5% en 2020, la plus faible en 11 ans.

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