Depuis trois jours huit membres mauriciens de l’équipage du paquebot MSC Croisière, arrivés de Genève et de France se retrouvent bloqués dans une salle de quarantaine à l’hôpital de Souillac. Ils ont pris contact avec la rédaction du mauricien.com, hier soir.

Quoiqu’ils ne présentent, selon eux, aucun symptôme de grippe ou de fièvre et encore moins de la température, ces huit membres d’équipage sont confinés à intérieur d’une salle avec d’autres patients apparemment à risques.

« ziska aster nou fami pas finn kontakte .zot finn pran nou, finn ferm nou avek nou valiz. Tou nou linz sal, 14 jours kouma nou pou viv. Zot tret nou kouma prizonie », pestent-ils

Ils ne comprennent pas pourquoi il leur est interdit de sortir dans la cour de l’hôpital. Ce, contrairement à d’autres membres de ce même équipage, une quinzaine, qui peuvent eux prendre l’air dans la cour de leur centre d’hébergement que ce soit à Souillac et ailleurs. Ils ne comprennent pas ce qu’ils qualifient une politique de deux poids deux mesures appliquée par les responsables du centre de Souillac.

« Nous ne sommes pourtant pas malades »

« Pourquoi nos collègues peuvent être dehors dans la cour et nous non ? Nous ne sommes pourtant pas malades!», disent-ils. Souhaitant connaître la logique derrière leur confinement, ils déplorent qu’en outre ils se retrouvent avec des patients qui eux ont des symptômes suspects.

«On nous a placés avec d’autres patients, et toute la journée comme la nuit nous restons enfermés à ne rien faire. Depuis trois jours notre quotidien c’est se lever et dormir », racontent-ils. Ainsi, racontent-ils, le matin avec les autres patients ils peuvent se doucher et faire leurs besoins, mais doivent ensuite retourner dans leur lit! Un véritable calvaire, déplorent-ils.

Ces membres de cet équipage disent être en communication avec d’autres collègues qui sont eux libres de circuler à Souillac comme dans d’autres centres. « Ils peuvent se voir entre eux, s’occuper avec des jeux, se balader etc …. Or nous, alors que nous n’avons même pas dîné, les infirmiers nous demandent d’éteindre la lumière parce qu’il y a des enfants qui dorment » disent-ils. Ne pouvant plus supporter cette situation ils demandent aux autorités de revoir leur politique. « Oui, il est nécessaire de prendre des précautions, mais on ne peut pas avoir une politique de deux poids deux mesures. Surtout quand des passagers ou membres d’équipage d’un même bateau ne sont pas malades »