Stephan Gua de ReA parle d’une situation « désolante » ce matin à la station de Vacoas après la descente policière au domicile de David Sauvage le mardi 19 février. Accompagnés de leur avocat, les membres de Rezistans ek Alternativ (ReA) se sont mobilisés afin d’apporter leur soutient à David Sauvage. Toutefois, c’est au poste de police de Chemin-Grenier que les membres de ReA ont été priés de se rendre pour connaître les charges qui seront retenues contre David Sauvage.

Sur place, les officiers de police de Chemin-Grenier ont affirmé aux membres de ReA que David Sauvage est en état d’arrestation sous une charge de « rogue and vagabond » par rapport à une activité d’AKNL à Pomponette le 11 mars 2018.

Posted by Rezistans ek Alternativ on Wednesday, February 20, 2019

Pour Stephan Gua, les officiers de Chemin-Grenier auraient pu tout simplement téléphoner à David Sauvage au lieu de faire « autant d’intimidations pour une affaire aussi banale ». « Au ReA, nous ne sommes pas des criminels », ajoute Stephan Gua.

Les membres de ReA sont en ce moment devant la cour de Surinam où David Sauvage attend d’être libérer après avoir payé sa caution. Stephan Gua confirme à cet effet que la police n’objectera pas à sa libération sous caution.

Pour le porte-parole de ReA, « cette affaire s’inscrit dans cette logique de fatiguer les militants », compte tenu de l’engagement de David Sauvage sur le dossier de la protection de l’environnement, et des “wetlands” en particulier.

Posted by Rezistans ek Alternativ on Wednesday, February 20, 2019

Pour rappel, David Sauvage, un des militants de Rezistans ek Alternativ, a reçu le mardi 19 février, la visite d’éléments de la CID à son domicile. Une démarche que le parti de gauche qualifie de « tentative de répression » de l’État.

ReA parle également d’une « charge fabriquée » dans le sillage de la campagne contre le projet d’hôtel de New Mauritius Hotels (NMH) aux Salines, Rivière- Noire. Dans une déclaration à la presse le mercredi 20 février, Dany Marie, membre du comité national de ReA, a soutenu que c’est surprenant que « subitement, la CID de Vacoas cherche à interpeller David Sauvage, fer-de-lance dans la campagne pour la protection des “wetlands” et contre les risques d’inondations ».