L’ex-ministre de l’Environnement et député de la circonscription No 9 (Flacq/Bon-Accueil), Raj Dayal, obtiendra Rs 15 M de l’État dans le procès qu’il lui a intenté pour « licenciement injustifié » en janvier 2000 lorsqu’il était commissaire de police. C’est devant le juge Bobby Madhub à la Mediation Court, en mars, que les parties sont arrivées à un accord à l’amiable.

Raj Dayal réclamait Rs 1 milliard à l’État pour sa destitution en tant que commissaire de Police. Dans sa plainte, logée par l’avoué Luchmun, il soutenait que sa destitution était « le fruit d’une machination » fomentée contre sa personne. Pour rappel, Raj Dayal a été nommé commissaire de police le 1er septembre 1994. En octobre 1997, une commission d’enquête pour faire la lumière sur un scandale dans la force policière avait été instituée par le président de la République de l’époque, Cassam Uteem. Raj Dayal, alors commissaire de police, a ensuite été suspendu de ses fonctions. Un procès lui avait par la suite été intenté – à la suite des conclusions d’un “fact-finding commitee” – en Cour intermédiaire en 2000. Le 31 janvier de la même année, il a été relevé de ses fonctions de commissaire de police. Il lui était reproché d’avoir produit une lettre de l’ex-inspecteur de police Ben Buntipilly en ayant « pleinement conscience que le contenu de cette lettre était faux ».

Il a alors accusé l’État d’avoir « tout fait » pour le « dénigrer », l’empêchant ainsi d’obtenir du travail dans le secteur privé, notamment en tant que Senior Officer, Defence Affairs, au sein de la Southern African Development Community (SADC), car il faisait l’objet d’un “criminal case” et d’une “Objection to Departure”. Il avait ajouté que les membres de sa famille, comme son épouse et ses enfants, avaient également « beaucoup souffert » du préjudice subi et de « harcèlement » de la part de la National Intelligence Unit (NIU).