Aniraw Rawjee, qui est suspecté de meurtre et qui a été arrêté le 13 mars 2011, sera remis en liberté conditionnelle le 28 mars si jusqu’à cette date le DPP n’a pas logé le procès formel devant la cour d’assises. Cet habitant de Quatre-Bornes est accusé provisoirement d’avoir provoqué la mort d’une personne avec qui il avait eu une discussion à Palma quelque temps avant qu’il ne le renverse à La Louise par le camion qu’il conduisait.
La cour suprême avait été invitée par un appel d’Aniraw Rawjee à revoir la décision de la Bail and Remand Court qui a, le 4 décembre 2013, rejeté la demande de remise en liberté de celui-ci. Statuant sur les modalités d’une éventuelle remise en le liberté, le juge Bobby Madhub a fixé deux cautions de Rs 100 000 chacune que le suspect devra verser. Il devra aussi signer une reconnaissance de dette pour une somme de Rs 250 000. En outre, il devra : 1) résider dans un lieu fixe et permanent dont l’adresse devra être communiquée à la police ; 2) se rapporter au poste de police le plus proche de ce lieu deux fois par jour, soit à 8 heures et à 19 heures ; 3) être en permanence équipé d’une téléphone portable, le numéro duquel devant être communiqué à la police, devant permettre à celle-ci de suivre les mouvements du prévenu et le convoquer dans un lieu choisi par elle.
Dans son appel, Aniraw Rawjee, qui a retenu les services de Me Raouf Gulbul, avocat, et de Me Pazhany Rangasamy, avoué, a premièrement soutenu que « the findings of the Learned Magistrate are flawed, inasmuch as, there was no cogent evidence to support such findings, i. e., the findings were based on mere allegations ». Après avoir analysé les données de ce premier point, le juge considère que la magistrate de la BRC « has taken all the required elements into consideration and has based her findings upon a proper analysis of the evidence in front of her ».
L’appelant a rappelé qu’une enquête préliminaire a eu lieu dans cette affaire, précisant qu’elle a terminé ses travaux le 28 mai 2013. Il a ajouté que le magistrat qui a présidé cette enquête préliminaire l’a déféré aux assises. Le 24 octobre de l’année dernière, le DPP avait informé la BRC qu’il n’est pas confirmé si une accusation d’assassinat serait logée contre le prévenu. Il a ajouté que le DPP avait demandé un délai d’un mois pour faire connaître sa décision. Lors des débats sur l’appel, qui ont eu lieu le 21 février dernier, l’avocat de la poursuite n’était toujours pas en mesure de préciser sa position. Pour n’avoir pu respecter l’engament pris le 24 octobre, le juge prononce sa décision, qui est, en quelque sorte, un ultimatum.