Raj Gaya

Plus d’une année après l’éclatement de l’affaire de détournement de fonds estimé à Rs 80 millions par Raj Gaya, ex-dirigeant de l’Association mauricienne de badminton (AMB), et ancien membre du conseil de l’instance africaine et mondiale, l’Independent Commission Against Corruption (ICAC) entre en jeu.

L’autorité anticorruption compte interroger sportifs, dirigeants et personnalités du monde sportif pour faire la lumière sur ce cas. Par contre, Raj Gaya a décidé de faire appel de sa récente condamnation par la Badminton World Federation (BWF) devant la justice malaisienne. L’ancien président de l’AMB, Bashir Mungroo, avait révélé l’affaire en août 2017 et avait déposé un dossier accablant à l’ICAC.

Mais entre-temps, d’autres événements se sont produits, le cas ayant abouti le 5 décembre 2018 à la décision de la BWF de condamner Raj Gaya à une amende de $ 50 000 et de le bannir de toutes les instances du badminton pour utilisation abusive de fonds suivant les conclusions du panel d’audience sur l’éthique de la BWF. Mais le 13 décembre 2018, Raj Gaya avait clamé son innocence devant le presse en réfutant, documents à l’appui, les principales conclusions du rapport émis à son encontre par la BWF. Il avait notamment déclaré être victime « d’une bataille pour le pouvoir menée au plus haut niveau par la BWF pour diriger le badminton mondial » et que vu qu’il était devenu « un dirigeant très influent de l’Afrique, je représentais une réalle menace à l’heure des votes face à l’Europe, qui veut à elle seule diriger. On a voulu se débarasser de moi en présentant de fausses preuves… »

Il avait, entre autres, déclaré qu’« à partir de 2016, toutes les transactions financières entre la BCA et l’AMB s’effectuaient à partir de l’Afrique du Sud et non de mon compte, comme cela avait été le cas durant dix-huit ans. Cela était dû au fait que la BCA n’avait pas de compte propre à elle. Ainsi, on avait conclu des arrangements internes pour effectuer les transferts financiers. Bashir Mungroo, qui a été trésorier de l’AMB de 2008 à 2013, doit être au courant », avait-il expliqué.

Ayant déja annoncé le 13 décembre 2018 qu’il allait possiblement faire appel de sa condamnation devant une cour de justice malaisienne indépendante, Raj Gaya a décidé d’aller de l’avant. « Des hommes de loi malaisiens sont déjà informés depuis un moment », a-til indiqué. Il dit ne pas écarter la thèse que c’est en fonction de sa décision de faire appel que la BWF aurait décidé réactiver la manoeuvre.