Jean-Claude Bastos de Morais

L’homme d’affaires Jean-Claude Bastos de Morais et le fils de l’ex-président angolais, Jose Filomeno Dos Santos, ont été placés en détention hier, lundi 24 septembre, dans le cadre d’une affaire de détournement de fonds de USD 500 M.

L’annonce a été faite dans la soirée par le procureur général angolais, Alvaro Da Silva Joao, qui a soutenu en substance qu’il y avait des preuves que « les accusés se sont engagés dans des activités de corruption ».

Jean-Claude Bastos de Morais et Jose Filomeno dos Santos sont accusés d’avoir pris part dans des transferts illégaux de USD 500 M à l’étranger. Les deux partenaires d’affaires sont également accusés de crimes reliés à la gestion du fonds souverain de l’Angola.

Des accusations de corruption, blanchiment d’argent et détournement de fonds pèsent sur les deux amis.

A Maurice, Jean-Claude Bastos de Morais est connu comme le fondateur de Quantum Global Group, qui opère 91 comptes bancaires contenant des milliards de dollars.

Un ordre de gel de comptes international avait été émis sur Rs 100 milliards d’actifs de Quantum Global Investment Management en avril. Ordre qui a été levé en août par la Haute Cour de Londres, et ce, après plusieurs manquements relevés dans le jugement initial.

La Financial Intelligence Unit avait, elle aussi, procédé au gel des comptes de Quantum Global pour un montant de Rs 7,8 milliards, en avril. Avant de se raviser partiellement vers mi-septembre, cela afin de permettre au groupe de régler certains de ces engagements financiers, notamment envers ses employés.

La Financial Services Commission a, de son côté, suspendu les sept licences accordés à Jean-Claude Bastos de Morais. L’ordre a été maintenu par la cour vers fin août.

Sous la présidence de son père, José Eduardo Dos Santos, Jose Filomeno Dos Santos était considéré comme « intouchable ». Or le nouveau président Joao Lourenco a fait du combat contre la corruption, le blanchiment d’argent et le détournement de fonds son cheval de bataille.

L’arrestation de Jose Filomeno Dos Santos constitue, de ce fait, une première depuis que des soupçons de corruption pèsent sur lui et son partenaire d’affaires.