Xavier-Luc Duval, leader de l'opposition

Le leader de l’opposition, Xavier-Luc Duval, n’approuve pas les dires du ministre des Services financiers, Sudhir Sesungkur, à l’effet que le Fonds monétaire international (FMI) n’aurait « aucun problème concernant les emprunts financiers » de l’État mauricien qui ne figurent pas dans la dette publique.

« Le FMI suit la situation locale », laisse entendre le leader du PMSD, qui affirme que l’organisme a « bel et bien répondu » à la lettre qu’il avait initialement envoyée en juillet dernier au sujet de la dette publique et « l’opacité qui prévaut sur les projets d’envergure » nationale. « Cela fait d’ailleurs un mois qu’on m’a répondu », soutient-il. Si le ministre des Services financiers et de la Bonne gouvernance, Sudhir Sesungkur, dit avoir eu l’assurance du directeur du département Afrique du FMI, Abebe Aemro Sélassié, à Bali la semaine dernière, lors de la réunion annuelle du FMI et de la Banque mondiale, Xavier-Luc Duval avance, lui, être aussi en présence d’une communication officielle.

Ce dernier avait attiré l’attention de l’organisme sur le fait que le gouvernement serait en train « de maquiller des chiffres concernant des emprunts ». Selon Sudhir Sesungkur, Abebe Aemro Sélassié lui a bien fait comprendre que « cette lettre a été mise de côté » et que « le FMI n’a rien à nous reprocher ». Le leader de l’opposition déclare que la correspondance qu’il a reçue « confirme que l’équipe de Aemro Sélassié a soulevé la question avec les autorités locales » et que la branche africaine du FMI lui a indiqué qu’il y aura « des changements » lors du prochain budget qui sera présenté par le gouvernement.

Il laisse entendre également que la correspondance « fait aussi mention des projets infrastructurels ». Il déplore ainsi que « le ministre Sesungkur n’a rien compris », selon lui.