La cour intermédiaire présidée par la magistrate Kesnaytee Bissoonauth a trouvé coupable un homme de 45 ans, qui avait été poursuivi pour avoir commis l’acte de sodomie sur la personne de sa femme. Il a écopé d’une peine de prison de deux ans mais la mise en exécution de cette sentence est suspendue, la cour voulant étudier la possibilité de la commuer en travaux communautaires.
Menuisier de profession, l’accusé a, selon l’acte d’accusation, commis le délit le 20 octobre 2007. Lui et sa victime se trouvaient alors à Glen-Park, Vacoas. À l’appel du procès, l’accusé a plaidé non coupable. Il a assuré sa propre défense. Il a soutenu pour sa défense que sa femme ne voulait plus vivre avec lui et qu’elle a voulu le piéger…
Lors du procès, l’accusé, donnant sa version des faits, a expliqué que sa vie de couple s’est détériorée depuis que son épouse entretenait des relations extraconjugales. Cette situation est à l’origine de plusieurs disputes entre mari et femme. Toutefois, en cour cette dernière a nié qu’elle avait planifié de piéger son mari et qu’elle voulait le quitter pour aller vivre avec son amant.
Lors de sa déposition en cour, la femme a indiqué qu’elle est allée assister à une session de prières à Rivière-du-Poste. Son amant était en sa compagnie. Son mari a eu vent de cette sortie, ce qui l’a rendu furieux. Ils se sont disputés, à la suite de quoi il l’a enfermée dans leur chambre à coucher et l’a séquestrée. Toujours selon ce qu’elle a déclaré en cour, l’accusé a voulu avoir des relations sexuelles avec elle, précisant que c’est alors qu’il l’a sodomisée. Elle est parvenue à sortir de la chambre lorsqu’elle a dit qu’elle avait à se rendre aux toilettes. Croisant sa soeur – qui habite la même maison qu’elle – dans les couloirs, elle lui a relaté son calvaire.
La magistrate, après avoir entendu les témoignages donnés en cour et aux enquêteurs de la police, a conclu que la poursuite a pu prouver son case. Elle a précisé que la soeur de la victime, qui a été appelée à la barre des témoins, a déposé de façon convaincante. En contrepartie, elle a pris en considération le fait que c’était la première fois que l’accusé était mêlé à une affaire en cour, ainsi que le fait qu’il est le seul à pouvoir satisfaire les besoins de sa famille.
La magistrate a ordonné qu’une étude sociale soit faite afin de déterminer si la peine infligée peut être commuée en travaux communautaires. L’affaire sera appelée le 29 octobre, pour que la cour se prononce sur cette étude sociale et annonce si la sentence sera exécutée ou commuée.