Deux nouvelles variétés de haricots, baptisées FAREI Bean Selection 1 (FBS1) et FAREI Bean Selection 2 (FBS2), sont disponibles sur le marché. Le lancement officiel a été fait par le ministre de l’Agro-industrie, Mahen Seeruttun, le jeudi 23 août dernier. « La venue sur le marché de ces haricots, produits à partir d’un programme de croisement et de sélection, engendrera une réduction considérable d’importation », dit-il.

Le département de recherche et la division d’Agronomie du Food and Agricultural Research and Extension Institute (FAREI) travaille sur ce projet depuis 2005. « Cela nous a pris beaucoup de temps car les recherches ont été conduites soigneusement. Le FAREI a démarré le programme de croisement entre les variétés “Long Tom” et “Sodwana” en 2005. Sur la troisième année, nous avons procédé à une sélection et, sur la septième, nous nous sommes retrouvés avec une population restreinte », affirme un cadre du département de la recherche.

À compter de 2014, les deux nouvelles variétés FBS1 et FBS2 s’avèrent une bonne alternative à la variété “Long Tom”. La variété FBS1 est moins fibreuse alors que le FBS2 ne contient pas de fil. À l’occasion du lancement officiel, le ministre Mahen Seeruttun devait expliquer que le début de l’année a été « très difficile », notamment avec le passage du cyclone Berguitta et les grosses averses qui se sont abattues sur l’île pendant plusieurs mois. « Nous étions dans l’obligation d’importer des haricots pour répondre à la demande des consommateurs. D’où la nécessité de développer de nouvelles variétés à Maurice, pouvant résister aux effets du changement climatique et, en même temps, produire un meilleur rendement », explique le ministre. Il ajoute que les deux nouvelles variétés permettent de produire plus sur une superficie limitée. « Si autrefois, nous produisions six tonnes sur une certaine superficie, nous pouvons désormais en produire 18 tonnes sur la même superficie. Le résultat est intéressant. Les planteurs peuvent aussi améliorer leurs revenus en adoptant ces deux nouvelles variétés. Notre consommation de haricots secs tourne autour de 21 000 tonnes annuellement, ce qui représente un gros budget. Nous espérons pouvoir réduire l’importation avec ces deux nouvelles variétés », soutient le ministre.

Pour sa part, Hemraj Woodun, président du FAREI, explique que l’objectif principal est de valoriser la variété “Long Tom”, qui est très prisée chez les Mauriciens. Toutefois, dit-il, le FAREI souhaite mettre beaucoup d’accent sur la production d’autres variétés. « Nous voulons favoriser une production saine, un légume qui est bon pour la santé et favorable à l’environnement également. De plus, nous projetons de produire plus localement afin de réduire l’importation. Je lance un appel à tous les planteurs ou aspirants entrepreneurs. Ils peuvent s’en procurer pour démarrer un commerce », dit-il.