L’Université de Maurice serait, selon nos sources, réticente à rentre public le rapport de Quality Audit, dont elle a pris connaissance du contenu depuis plus de deux semaines. La Tertiary Education Commission a terminé le deuxième cycle de cet audit le 12 mai et son rapport est prêt depuis plus d’un mois. Ce document détermine si l’UoM est parvenue en cinq ans à combler les lacunes évoquées dans le rapport de 2005, dont le manque de transparence dans les exercices de promotion et de politique de recherche.
Contrairement aux autres institutions tertiaires qui en 2005 avaient publié leur rapport d’audit sur leur site internet, l’Université de Maurice (UoM) avait décidé de ne pas le faire pour des raisons de confidentialité. Cet établissement d’éducation supérieure se montrerait une fois de plus réticente à rendre public ce rapport alors que la Tertiary Education Commission (TEC) compte le publier dans son intégralité sur son site.
Compte tenu des relations conflictuelles et de la gestion au sein de l’UoM qui ont fait à plusieurs reprises polémique, avance-t-on, il est fort possible que le rapport de Quality Audit ne soit guère en faveur de l’institution. Ce document a d’ailleurs été remis à la direction de l’université depuis deux semaines afin qu’elle puisse prendre connaissance de son contenu. L’on attend désormais la décision du board de la TEC qui déterminera si l’audit sera rendu public ou non.
Le Quality Audit de l’UoM, qui a débuté le 2 mai, a pris fin le 12 du même mois. Les assesseurs se sont penchés sur des critères spécifiques : la culture de qualité au sein de l’UoM, l’engagement de l’université pour une amélioration continue, l’évaluation des performances académiques et non académiques et le respect de ses engagements et de sa mission.
À un moment où c’est le statu quo à l’UoM en ce qui concerne l’adoption d’un nouveau plan de restructuration, l’exercice de promotion, le recrutement de Pro-Vice Chancellor et la fermeture de l’UoM Trust, le rapport de Quality Audit s’avère d’une très grande importance, d’autant que celui de 2005 faisait des recommandations en ce sens.
Si l’audit 2005 saluait le progrès de l’université dans l’admission des étudiants – de 1 297 en 1988/1989 à 6 045 en 2003/2004 (+466 %) – et l’introduction de nouveaux programmes ainsi que les initiatives pour améliorer la qualité de l’éducation dispensée en ce qui concerne l’administration de l’institution, il fait ressortir plusieurs points à être pris en considération : « The body responsible for overall management of the University needs to play a more active role in setting directions for the University », la mise en place d’un système d’évaluation du personnel académique en vue d’encourager la performance, l’intégration de la Faculté d’agriculture en tant que département de la Faculté de science, l’utilisation optimale des ressources du SSR Medical Research Centre et la redéfinition du rôle du Virtual Centre for Innovative Learning Technologies et le Lifelong Learning Cluster.
Concernant les exercices de promotion et de staff development, plusieurs propositions avaient été faites. « The University should develop appropriate systems for appraising performance of lecturers and develop performance indicators for assessing teaching and learning. It should consider the need to give explicit and explanatory feedback to applicants who have been unsuccessful, and make the criteria on which final decisions for promotion are taken fully transparent. It should consider putting in place and implementing a continuing professional development plan for all its staff. The University should ensure that its administrative staff are adequately allocated to the respective departments to ensure smooth execution of their responsibilities. »